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Prévost-Paradol
(Lucien Anatole), littérateur fils d'un officier de marine et d'une
actrice du Théâtre-Français; né en 1829. II
fit de brillantes études, fut un des élèves les plus
distingués de l'École normale, fut couronné par l'Académie
française pour un Éloge de Bernardin
de Saint-Pierre, et fut, dès 1855, nommé professeur
à la Faculté d'Aix. En 1856, il revint à Paris comme
rédacteur du Journal des Débats et du Courrier
du Dimanche : la distinction de sa plume lui fit une réputation
rapide, mais son humeur caustique lui attira les rigueurs de l'administration.
En 1869, il fut appelé à remplacer Ampère
à l'Académie française. En 1870, sous le ministère
Émile Ollivier, il se rallia au gouvernement impérial et
fut nommé ministre plénipotentiaire à Washington :
à peine arrivé à son poste, il apprit les premiers
désastres du pouvoir auquel il venait de s'attacher; cette pensée,
jointe, dit-on, à des chagrins personnels, le poussa au suicide
(août 1870). Il a laissé plusieurs ouvrages de littérature
et de politique : Revue de l'histoire universelle (1854); Rôle
de la famille dans l'éducation (1857); Essais de politique
et de littérature (1859); Élisabeth
et Henri IV (1864); Études sur
les moralistes français (1864); la France nouvelle (1868). |
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