|
|
|
| Dictionnaire | |
| Le positivisme
est une doctrine philosophique
fondée par Auguste Comte. Le terme de positivisme
a été créé par A. Comte lui-même pour
désigner son système qu'il croyait
absolument nouveau. Philosophie positive, Politique positive,
tels sont les titres des deux principaux Cours d'A. Comte. Depuis, le terme
s'est étendu au point de ne plus enfermer, dans l'usage courant,
qu'une signification assez lâche : prévention contre la métaphysique
ou la religion Quelle que soit la valeur de cette conception, Comte eu est bien l'auteur original. Ce n'est pas à dire qu'il ne reconnaisse aucune dépendance à l'égard du passé. C'est bien au contraire la filiation entière des grands penseurs qui aboutit au positivisme. Kant et surtout Hume, Condorcet et Joseph de Maistre, Bichat et Gall, tels sont, de son propre aveu, les « six prédécesseurs immédiats » de Comte, au triple point de vue philosophique, politique et scientifique. Par eux, il rejoint les « trois pères systématiques de la philosophie moderne », Francis Bacon, Descartes et Leibniz. Au delà, le Moyen âge lui semble condensé dans saint Thomas, Roger Bacon et Dante qui le conduisent « au prince éternel » des penseurs, « l'incomparable Aristote ». Il faut en toute justice ajouter à cette liste le nom de Saint-Simon, qui fut le véritable inspirateur de A. Comte, bien que des ressentiments personnels aient empêché celui-ci de rendre hommage à son maître. Philosophie
positive
2° Loi des
trois états. - Cette évolution
de la philosophie n'est elle-même qu'un cas particulier de la loi
d'évolution à laquelle l'humanité tout entière
est soumise dans toutes ses manifestations actives. L'humanité passe
nécessairement par trois états successifs : l'état
théologique ou fictif, dans lequel elle se croit gouvernée
par des puissances concrètes, personnelles, dieux 3° Classification
des sciences. - Nous arrivons ainsi par une transition toute naturelle
à la célèbre classification
des sciences de Comte. L'histoire des sciences nous apprend en effet que
les sciences ne se sont pas affranchies parallèlement des états
théologique Or cet ordre de développement, en apparence incohérent, n'est pas dû au caprice de l'accident. Il repose sur un ordre profond, il n'est que l'expression de la subordination logique des diverses parties du savoir humain. Nous touchons ici à la découverte capitale de Comte, celle de la hiérarchie des sciences. Chacune des sciences que nous venons d'énumérer est apparue à son heure, parce qu'elle suppose la précédente et qu'elle est la condition des suivantes. C'est ainsi que la chimie, indispensable à la biologie, s'appuie elle-même sur la physique. Cette hiérarchie, n'est enfin à son tour que l'expression de la dépendance naturelle des phénomènes; les phénomènes les plus simples et les plus généraux sont le fondement sur lequel viennent s'établir les plus généraux et les plus particuliers. Généralité décroissante et complexité croissante, tel est donc l'ordre qui détermine la classification des sciences aussi bien que celle des phénomènes. Rien de plus simple ni de plus général que les rapports de quantité, rien de plus complexe ni de plus individuel que les phénomènes sociaux. On remarquera que Comte n'a pas réservé de place spéciale à la logique. Chaque science particulière a sa logique spéciale, sa méthode propre qu'on ne saurait isoler; la logique abstraite des métaphysiciens n'atteint pas le réel et n'apprend pas à penser juste. Quant à la psychologie, Comte la réduit à n'être qu'un chapitre de la biologie dont elle empruntera la méthode d'observation-expérimentale. La méthode d'observation interne, préconisée par les philosophes, lui paraît radicalement absurde, parce que l'esprit ne peut s'isoler complètement du dehors sans tomber dans le repos absolu, dans l'inconscience. La classification donne la clef de la philosophie générale des sciences. Mais chaque science particulière a sa philosophie propre, qu'Auguste Comte a longuement étudiée. «La mathématique
est à la source de toute positivité», la science
par excellence, car elle établit entre les données qui lui
sont propres des rapports de détermination plus rigoureux qu'aucune
autre science. Elle rend aux autres sciences les services que les philosophes
attendent ordinairement de la logique, car elle donne le type parfait ou
tout au moins l'analogue de tous les modes de raisonnements.
Il est vrai que, pour A. Comte, la mathématique est déjà
une science du réel. L'espace n'est plus
le lieu idéal où le géomètre construit des
figures imaginaires c'est un milieu fluide très subtil, la surface
une lame très mince, la ligne un fil très délié.
Il divise la mathématique en mathématique
abstraite (algèbre), mathématique
des nombres (arithmétique) et mathématique
concrète qui est statique (géométrie)
ou dynamique (mécanique). L'astronomie est une application immédiate
de la mécanique. Elle est à bon droit la première
des sciences de la nature, par sa précision
toute mathématique d'abord, ensuite par sa généralité.
Car les phénomènes physiques qui se passent sur la Terre La physique est la science des propriétés les plus générales des corps. Moins précise déjà et plus complexe que l'astronomie, elle est tenue de recourir à l'expérimentation, mais elle aboutit à des formules rigoureusement mathématiques qui lui permettent de commander à la nature. Elle comprend, suivant l'ordre de complexité croissante, la barologie, la thermologie, l'acoustique, l'optique, l'électrologie. La chimie, encore
bien imparfaite, a l'avantage d'être nantie d'une langue bien faite
qui lui est propre et constitue sa véritable méthode, la
nomenclature rationnelle.
« L'instinct n'est pas autre chose que la raison fixée, et la raison n'est pas autre chose que l'instinct mobile ».Cependant Comte ne nie pas la liberté humaine, mais il n'y voit guère qu'une moindre nécessité, une plus grande variabilité due à l'extrême complexité de la vie intellectuelle. La physique sociale,
enfin, pour laquelle A. Comte a créé le mot sociologie, emprunte
à la biologie, et par elle à la science de l'univers, ses
lois les plus générales. Mais elle a aussi son domaine défini,
ses lois propres et sa méthode spéciale qui est la méthode
historique. Elle se divise, comme la mathématique, l'astronomie
et la biologie, en statique sociale, qui est la, théorie, de l'ordre
social, et dynamique sociale, ou théorie du progrès social.
La statique ou «anatomie» sociale étudie successivement
les trois organes essentiels à toute société individu,
famille, société proprement dite. La sympathie
est naturelle à l'humain à côté de l'égoïsme;
elle trouve son expression la plus forte dans la famille, qui est la véritable
unité sociale, tandis que l'Etat
est une coopération de familles sous le contrôle modérateur
du gouvernement. L'Etat est un pouvoir aussi bien spirituel que temporel
où l'influence intellectuelle tend à prédominer peu
à peu sur les intérêts matériels. Car les sociétés
sont soumises à une loi nécessaire de développement
qui est l'objet de la dynamique sociale. Cette loi n'est autre que celle
des trois états que l'on a résumée plus haut. On conçoit
que A. Comte ait accordé à l'application sociale de cette
loi la plus grande importance. Il y consacre tout le dernier tiers du Cours
de philosophie positive, qui prend ainsi les proportions d'une véritable
philosophie de l'histoire. Les premières sociétés
se sont nécessairement constituées au nom de croyances religieuses
qui pouvaient seules établir une forte communauté entre les
individus encore dominés par les instincts égoïstes.
Ces croyances se sont d'ailleurs épurées. Fétichisme,
polythéisme Mais à côté de ce travail de décomposition s'opère, dès le XIVe siècle, un travail plus ou moins caché de reconstitution qui prépare l'avènement de l'État positif. Les trois principaux domaines auxquels s'applique cette rénovation sont l'industrie, l'esthétique et la philosophie; et Comte signale avant Spencer les différentes phases de l'industrialisme, la naissance des grandes villes, des manufactures, des moyens de transport, des colonies, des banques, enfin du machinisme. Mais l'évolution matérielle, faute d'organisation, n'a fait qu'empirer la condition des ouvriers. De même l'art et la philosophie, affranchis de l'influence religieuse par la critique métaphysique, manquent aujourd'hui d'orientation et s'épuisent dans l'anarchie. C'est cette orientation que la sociologie positive doit donner à l'industrie, à l'art, à la philosophie. A cet effet, il est indispensable de créer une autorité spirituelle qui, sans se confondre avec le pouvoir politique, doit lui servir pour assurer à la morale la suprématie sur la force matérielle. Dans une société positive, c'est le devoir qui fonde le droit, et à son tour le devoir repose sur l'amour. Mais qui seront ces éducateurs de l'humanité? Ceux-là, évidemment, qui ont la conscience la plus nette de la valeur générale de la science et de la fin sociale, c.-à-d. les savants positivistes. Ils formeront quelque jour une corporation européenne. Mais en attendant que l'éducation morale de l'Europe entière soit achevée, on se contentera de constituer un comité positif occidental, comprenant 8 français, 7 Anglais, 6 Italiens, 5 Allemands et 4 Espagnols, avec Paris pour contre spirituel. Quant à la société proprement dite, elle comprendra, à l'état positif, deux classes réparties d'après le développement inégal des facultés d'abstraction et de généralisation : la classe spéculative, philosophes, savants, artistes, et la classe active on pratique: commerçants, industriels, agriculteurs. Aucune des deux classes ne saurait d'ailleurs se passer du concours de l'autre, et le rôle du pouvoir spirituel est précisément de rappeler aux citoyens cette solidarité des intérêts ; il montre aux riches qu'ils sont de simples administrateurs, et aux prolétaires que la concentration des capitaux est une nécessité sociale. Ainsi toutes les sciences aboutissent à la sociologie, parce qu'en effet l'humanité est la plus haute réalité que nous apercevions dans l'univers. L'individu même n'est au fond qu'une pure abstraction. Il n'y a de réel que l'humanité, et c'est l'idée d'humanité qui, à la place de l'idée de Dieu, tout hypothétique, servira de fondement à une morale sociale réelle et scientifique. Politique
positive.
Le culte de l'humanité.
- Il n'y a de réel que l'humanité, concluait le Cours
de philosophie positive. L'humanité sera donc l'objet unique
du culte positiviste. Elle est le grand Être,
dont nous sommes les membres, et elle n'est pas moins faite des générations
passées ou futures que des présentes. « L'humanité
est faite de plus de morts que de vivants.» Appartient d'ailleurs
au grand Être cela seul qui a eu un caractère véritable
d'utilité sociale; le pur individuel meurt à jamais. Les
progrès acquis par vos devanciers déterminent la suite de
l'évolution «les vivants gouvernent les morts ».
La Terre La religion positive doit gouverner les sentiments, les pensées et les actes. Elle comprend ainsi un culte, un dogme et un régime social, et aboutit à cette triple formule : « l'amour pour principe, l'ordre pour base, le progrès pour but ». 1° Culte - Le culte ne consiste pas à adorer le grand Être, mais à le perfectionner. La prière n'est pas une demande, mais une méditation sur l'idéal de la vie. Le culte comprend :La religion positiviste doit régénérer la vie humaine dans son triple domaine : vie privée, domestique et publique. Grâce à son influence, tous les avantages privés, talent, fortune, caractère, prennent une valeur sociale. Le positiviste rend à l'humanité ce qu'il en a reçu, et tous les instincts égoïstes cèdent le pas à l'altruisme. Le mariage à son tour est sanctifié par le positivisme. La femme n'est-elle pas la prêtresse de la famille? Les satisfactions sensuelles sont rejetées au dernier plan, et Comte alla jusqu'à proposer le mariage chaste, l'union de la virginité et de la maternité et le culte de la Viergea. Le culte personnel, ou adoration intime de la femme (épouse, mère on fille), parce que la femme, chez qui domine la sympathie, est le type le plus pur de l'humanité, le lien vivant qui unit l'humain à la société. Comte avait réglé ce culte dans le plus grand détail et en observait minutieusement les rites en l'honneur de Clotilde de Vaux . Tel est le plan de la Société positiviste. Comte a cru fermement à la conversion prochaine de l'humanité à son système religieux. Sept ans lui semblaient suffire pour la conversion des monothéistes, treize pour celle des polythéistes, et autant pour celle des fétichistes. Avant la fin du siècle, les trois races - blanche, jaune et noire -, qui représentent, dans le grand Être, l'intelligence, l'action, le sentiment; auront réalisé l'unité parfaite de l'humanité et inauguré l'ère d'une religion vraiment universelle. Le
positivisme après Comte.
A. Comte mourut (5 septembre 1857), sans avoir, comme il en avait eu l'intention, désigné son successeur. Aussi bien les disciples, unis jusque-là, dans leur commune vénération pour le maître, ne tardèrent pas à se diviser, et il importe de distinguer parmi les positivistes de la seconde moitié du siècle une école orthodoxe et de nombreuses écoles indépendantes. Positivisme orthodoxe. - En France. - A défaut de successeur désigné par A. Comte; les membres de la Société positiviste confèrent à Pierre Laffitte la mission de poursuivre l'oeuvre du fondateur. Laffitte n'avait alors que trente-quatre ans. Autour de lui, on peut citer parmi les disciples: de stricte observance, l'ingénieur Hadery, Sophie Thomas, la domestique d'A. Comte, les docteurs Robinet, Delbet et Audiffrent, le comte de Limbourg-Stirum, Sémérie, Em. Antoine, Camille Monier, enfin trois ouvriers, Magnin, Isid. Finance et Keyfer. Laffitte s'est efforcé
d'abord de perfectionner la doctrine de Comte. Il ne petit être question
ici de résumer son oeuvre qui est considérable. La partie
la plus originale en est la Philosophie troisième (Cours
de 1888-89), qui comprend la théorie de la Terre, de l'humanité
et de l'industrie. Le succès des cours de Laffitte fut très
vif du jour où ce philosophe fut autorisé à parler
dans la grande salle du Collège de France (1888) et surtout depuis
qu'une chaire de philosophie des sciences a été créée
en sa faveur dans le même établissement (1892). D'autre part,
Laffitte acontinué l'apostolat religieux inauguré par son
maître. La Société positiviste continura ainsi de se
réunir dans la demeure d'A. Comte (10, rue Monsieur-le-Prince),
et le culte de l'humanité continuera d'y être pratiqué,
bien que la célébration des sacrements positivistes soit
devenue assez rare. La principale fête périodique est l'anniversaire
d'A Comte. Laffitte a institué la fête de Mahomet A l'étranger. - A. Comte avait, projeté d'associer les « cinq grandes nations occidentales » dans une même organisation sacerdotale. Si le «comité positiviste» international, dont il avait lui-même désigné les membres, ne s'est jamais réuni, du moins le positivisme orthodoxe at-il eu hors de France une fortune inattendue. En Angleterre, un
ancien ministre anglican. Richard Congreve, embrassa avec ardeur les idées
religieuses de Comte. Dès 1857, il ouvrit des cours positivistes
destinés aux prolétaires, et ouvrit, en 1870, dans Chapel
Street, 13, Bedford Row, W. C., une Église positiviste dont il fu,
le grand prêtre. D'autres locaux ont été ouverts au
culte dans Londres En Suède, le groupe positiviste fondé à Stockholm par le Dr Nystrom (1875) a reconnu expressément l'autorité de Laffitte. Cependant, il s'est beaucoup, moins préoccupé du culte que de l'enseignement et de la propagande sociale et politique. L' «institut ouvrier» qu'il fonda a Stockholm en 1881 est devenu une véritable université populaire qui réunit plusieurs centaines d'auditeurs par semaine. D'autres villes, Norköping, Malmö, ont suivi le même exemple. En politique, Nystrom a suscité à l'Église suédoise de sérieux embarras en réclamant, avec énergie, la séparation de l'Église et de l'État. En Amérique du Sud, le positivisme a prospéré sous sa forme strictement orthodoxe et religieuse. C'est en 1874 que la Société positiviste de Rio de Janeiro fut fondée par Benjamin Constant, (Botello de Magalhaes, 1838-91), celui-là même qui devait être le principal instigateur de, la Révolution de 1889. Ministre de l'instruction publique à la suite de cette révolution, il rédigea un plan de réorganisation positiviste de l'enseignement que la mort seule l'empêcha de réaliser. A sa mort, le congrès national brésilien, pénétré des doctrines positivistes, proclama solennellement l'immortalité de Benjamin Constant. De son côté, un autre disciple de Laffitte, Miguel Lemos, fondait l' «Apostolat positiviste» et organisait le culte de l'humanité suivant les règles de la plus pure orthodoxie, à tel point que les positivistes brésiliens ont fini par répudier l'autorité spirituelle de Laffitte qu'ils ,jugent trop peu fidèle à l'inspiration d'A. Comte. C'est ainsi que Lemos a pris à la lettre le culte de la Vierge mère. Un temple de l'Humanité a été inauguré à Rio de Janeiro le 15 août 1891. Enfin, l'influence dit positivisme se traduit dans la politique du Brésil qui a emprunté à A. Comte sa devise officielle : Ordre et progrès. Il a également
existé des groupes positivistes plus ou moins actifs au Chili, à
New York, à Budapest Ecoles indépendantes. - Tandis que la religion de l'humanité survivait à son fondateur dans un petit nombre de groupes plus ou moins fidèles, quelques penseurs jetaient résolument par-dessus, bord tout le système religieux et social d'A. Comte pour n'en conserver que le fondement solide et durable. Ainsi se constitua un positivisme laïque - dissident, disent les orthodoxes - dont il est presque aussi difficile de préciser que de nier l'importance. Si, en effet, la philosophie d'A. Comte est l'une des principales sources, qui ont, alimenté les grands courants de la pensée de la fin du XIXe siècle, un très petit nombre de continuateurs sont restés fidèles aux doctrines essentielles du Cours de philosophie positive lui-même. Les deux plus éminents de ces disciples de première lignée, Littré et J.-Stuart Mill, n'ont pas pris à leur compte toute la doctrine du maître. Littré rejette la «théorie cérébrale» et ne voit dans la loi des trois états qu'une abstraction dégagée de l'expérience et nullement une formule rationnelle et nécessaire de l'évolution. Stuart Mill restaure contre A. Comte la psychologie et la logique. En revanche, l'influence diffuse d'A. Comte sur la génération des penseurs de la seconde moitié du XIXe siècle dépasse tout ce que l'on pouvait attendre d'un écrivain à peine connu de son vivant. Méfiance à l'égard de toute métaphysique, culte de l'expérience, croyance à l'efficacité morale de la science, hiérarchie des sciences, notions de progrès et d'évolution, subordination naturelle de l'individu à la société, théorie des milieux, établissement de la morale sur la solidarité humaine, reconnaissance de la grandeur sociale du catholicisme et du Moyen âge, enfin création d'une science nouvelle, la sociologie, telles, sont les grandes idées qu'A. Comte a mises ou remises en circulation. C'est ainsi que se rattachent à lui, souvent sans le savoir et par l'intermédiaire de Stuart Mill ou de Littré : des philosophes proprement dits, tels que : Taine, Ribot, de Roberty, en France; Spencer, Bain, Lewes; en Angleterre : Dühring, Laas, Riehl, Lange, en Allemagne; Ardigo, Siciliani, L. Ferri, Angiulli, en Italie; des physiologistes, tels que : Claude Bernard, Maudsley, Huxley, Haeckel; des philologues, tels que Renan ; des criminologistes, tels que : Lombroso, Garofalo, E. Ferri; enfin les sciences vraiment modernes, anthropologie, science des religions et sociologie. En un mot, le positivisme laïque n'est pas une école, mais il pénètre toutes les écoles. Il n'est nulle part et il est partout. (Th. Ruyssen). |
|
© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.