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Pons (Jean-Louis)
est celui de tous les astronomes qui a découvert le plus grand nombre
de comètes, naquit, en 1761, à Peyre, petit village du haut
Dauphiné. Appartenant à une famille pauvre et obscure, qui
n'avait pu lui faire donner qu'une éducation fort incomplète,
il se trouva fort heureux, en 1789, d'obtenir le modeste emploi de concierge
à l'observatoire de Marseille, que dirigeaient alors Saint-Jacques
et Thulis. Ces deux savants, frappés des heureuses dispositions
de Pons, l'initièrent aux premiers éléments de l'astronomie.
Les progrès de l'élève furent rapides; grâce
à sa vue perçante, à sa persévérance
et à une aptitude toute spéciale, Pons devint bientôt
un observateur consommé.
La plus remarquable de ses découvertes
est celle; de la comète à courte période; qui porte
tantôt son nom, tantôt celui d'Encke. Ayant aperçu cette
comète en 1818, il conjectura que c'était la même qu'il
avait déjà vue en 1805, et communiqua ses conjectures à
plusieurs astronomes, entre autres à Olbers, qui compléta
ces aperçus en la comparant aux comètes de 1795 et de 1786.
Appuyé sur ces données, Encke, entreprit, non seulement de
calculer rigoureusement l'orbite elliptique de cette comète, mais
d'en calculer une éphéméride pour l'époque
de son premier retour qui devait avoir lieu en 1822. Ce travail, comparable,
à certains égards à celui de Clairaut sur la comète
de Halley, fut couronné de succès, et attacha le nom d'Encke
à la comète. Pons avait été, en 1813, nommé
astronome adjoint à l'observatoire de Marseille, à la mort
de l'un de ses maîtres Thulis. En 1819, sur la recommandation de
Zach, il fut appelé à Lucques par l'ancienne reine d'Etrurie ,
Marie-Louise, qui lui confa la direction de l'observatoire de Marlia.
Pons y poursuivit avec un zèle infatigable
ses recherches et observations de comètes, à l'aide d'une
machine parallatique, et d'une lunette méridienne qu'il avait construite
lui-même, car il était fort habile dans l'art de travailler
le verre. Après la mort de la duchesse de Lucques, en 1824, des
raisons d'économie ayant fait supprimer l'observatoire de Marlia,
Pons fut accueilli toujours à la recommandation de M. de Zach, son
ancien protecteur; par le grand-duc de Toscane, qui lut confia l'observatoire
de Florence. Pons continua à observer presque jusqu'à son
dernier jour en 1834; mais, dans les quatre dernières années,
sa vue s'était affaiblie, et d'autres observateurs voyaient avant
lui les comètes nouvelles. Du reste, il pouvait se reposer; il en
avait assez fait pour la science et pour sa propre réputation. Du
12 juillet 1801 au 3 août 1827, il n'avait pas découvert moins
de trente-sept comètes. L'Académie de Marseille, l'Académie
des sciences de Paris, la Société astronomique de Londres
lui avaient décerné des médailles et des prix à
différentes époques, Pons mourut à Florence le 14
octobre 1831. |
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