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Perrault (Claude),
né en 1613 à Paris ,
mort en 1688, d'abord médecin, ensuite architecte, était
fils d'un avocat au parlement. Il conçut le goût de l'architecture
en étudiant Vitruve. Il s'est immotalisé
en fournissant les plans du nouveau Louvre ,
notamment de la magnifique Colonnade de cet édifice, composée
de colonnes corinthiennes accouplées (1666-70). On lui doit en outre
l'Observatoire de Paris
(1667-72), et plusieurs autres monuments, entre autres un Arc de triomphe
colossal élevé à la Porte St-Antoine
et aujourd'hui détruit. Cl. Perrault se distingua à la fois
par l'imagination et le goût : son Louvre est remarquable par la
beauté des proportions antiques, la pureté des profils, l'élégance
des formes et des ornements la correction des détails et le fini
de l'exécution. Il a publié, entre autres ouvrages, une traduction
de Vitruve, et un traité de l'Ordonnance des cinq espèces
de colonnes, selon la méthode des anciens. Il était membre
de l'Académie des sciences. |
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Perrault, Charles (1628-1703),
frère du précédent, se livra d'abord à la poésie
et fit beaucoup de vers, surtout dans le genre burlesque puis entra au
barreau où il eut quelque succès, et devint enfin 1er
commis de la surintendance des bâtiments du roi. Il eut part à
la fondation des Académies des inscriptions, des sciences, de peinture,
sculpture et architecture, fut lui-même membre de l'Académie
française et de celle des inscriptions dès leur fondation
et fit transporter au Louvre
le siège de l'Académie Française. Charles P. est auteur
de notices sur Les hommes illustres du XVIIe
siècle, 1696-1700;mais il est surtout célèbre
par ses Contes de fées, publiés sous le titre de Contes
de ma mère l'Oye ou Histoires du temps passé, 1697, qui
sont encore aujourd'hui populaires, et par la part qu'il prit à
la querelle des anciens et des modernes. Il s'attira l'inimitié
de Boileau, qui devint injuste pour lui et son
frère, en soutenant hautement la supériorité des modernes
sur les anciens. Il a soutenu cette thèse dans son poème
sur le Siècle de Louis le Grand et dans son Parallèle
des anciens et des modernes (1688-98), 4 vol. in-12. Outre les ouvrages
déjà cités, on a de Charles plusieurs Contes
en vers, inférieurs à ses contes en prose (Peau d'âne,
Grisélidis ,
etc.), un Poème sur la chasse et un Poème de la
peinture. Ses œuvres choisies ont été publiées
par Colin de Plancy (1826) et par P. L. Jacob (1842), avec une Dissertation
sur les contes de fées. Ses Contes ont été souvent
réédités. Il a laissé des Mémoires
(1759).
Charles Perrault.
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En
librairie - C. Perrault, Contes
en prose, Livre de Poche, 2004. |
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