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Payer

Payer (Jean-Baptiste), botaniste né à Asfeld (Ardennes) le 3 février 1818, mort à Paris le 5 septembre 1860. Il fut nommé en 1840 professeur de géologie et de minéralogie à Rennes, puis en 1844 obtint à Paris la chaire de botanique de l'École normale supérieure et suppléant de Mirbel à la Sorbonne. En 1848, il devint le secrétaire de Lamartine et fut élu représentant du peuple par le département des Ardennes; il siégea au centre gauche de l'Assemblée constituante. Reçu docteur en médecine par la Faculté de Paris en 1852, il fut nommé encore, la même année, professeur d'organographie végétale à la Faculté des sciences et en 1854 membre de I'Académie des sciences. Payer était un professeur remarquable et un observateur hors ligne. 

Son ouvrage capital est : Traité d'organogénie végétale comparée de la fleur (Paris, 1854-59, 2 vol. in-8, pl.). On lui doit encore : Eléments de botanique (Paris, 1857, in-12, fig.); Leçons sur les familles naturelles des plantes, 1re partie (Paris, 1872, in-12), ouvrage très remarquable; Botanique cryptogamique... (Paris, 1850, gr. in-8, fig.; 2e éd. par Baillon, Paris, 1860, gr. in-8, fig.), puis de nombreux mémoires dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences. (Dr L. Hn).

Payer (Julius de), explorateur du pôle et peintre né le 1er septembre 1842 à Schœnau, près Teplitz (Autriche). En 1859, il prit du service en qualité d'officier dans l'armée autrichienne, et se distingua en 1866 à la bataille de Custozza. Stationné dans le Nord de l'Italie, il releva la hauteur des principaux sommets des Alpes de l'Autriche. En 1869, il fit partie, avec le capitaine Koldewey, de la seconde expédition allemande au pôle nord, qui découvrit à l'intérieur du Groenland une chaîne de montagnes hautes de 3 500 m. En 1872, Payer entreprit avec Weyprecht une seconde expédition pour trouver un passage libre à l'Est du Spitzberg. Partis le 13 juin 1872 de Brême sur le Tegetthoff, ils furent pendant deux hivers pris dans les glaces; au printemps de 1874, ils abordèrent la terre François-Joseph (82°,5 de lat. N.) ; ils quittèrent leur vapeur pour revenir en traîneaux et en canots.

Après cette époque, Julius de Payer s'est occupé de peinture, à Francfort, puis à Munich, où il s'établit. Un de ses tableaux, la Fin de l'expédition de Franklin, a eu un grand succès en 1883. On a traduit en français ses livres : l'Expédition du Tegetthoff, voyage dans les glaces du pôle arctique (1877) (Gourdault) et la Terre de François-Joseph et la Nouvelle-Zemble (1880) (Vattemare). (Ph. B.).

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