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| Edouard Pailleron
est un auteur dramatiquee français. né à Paris
le 17 septembre 1834, mort à Paris le 19 avril 1899. Fils de riches
commerçants, il débuta, comme tant de littérateurs,
dans une étude de notaire qu'il abandonna bientôt pour donner
libre cardère à ses goûts littéraires, En 1860,
il publiait un volume de vers les Parasites (Paris, in-12). Mal
doué pour la poésie, car il
manquait d'envolée et de charme, il persista à donner, de
1864 à 1867, à la Revue des Deux Mondes une série
de poèmes, Avril, Amours, Pangloss, Décembre, Juillet,
Octobre, l'Immortelle, Histoires tristes, etc., qui ne sortaient pas
de l'ordinaire. Pailleron avait épousé, en 1862, la fille
de Buloz; il devint par la suite un des propriétaires de la Revue
et il dut à cette situation une influence considérable dans
les milieux littéraires officiels. C'est au théâtre
qu'il devait trouver sa véritable voie.
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Edouard Pailleron (1834-1899), Statue du Parc Monceau, à Paris . © Photo : Serge Jodra, 2010. Dès 1860, il faisait jouer à l'Odéon une petite comédie le Parasite qui fut favorablement accueillie. Il réussit davantage avec le Mur mitoyen (Odéon; 1862), puis avec le Dernier Quartier (Théâtre-Français, 1863); où il déployait des qualités de finesse de gaieté; d'ingéniosité, d'esprit et une entente technique de la scène que peu d'auteurs ont dépassée. Le Second Mouvement (Odéon, 1865) parut une pièce un peu froide. Mais le Monde où l'on s'amuse (Gymnase, 1868) et les Faux Ménages (Théâtre-Français, 1869), marquèrent un progrès notable dans la manière du dramaturge et cornmencèrent sa véritable réputation. Viennent ensuite an Théâtre-Français : Hélène (1879), l'Autre Motif (1872), Petite Pluie (1876) ; au Gymnase : l'Age ingrat (1879), comédie assez forte qui réussit, mais qui tomba vite dans l'oubli. En 1881, Pailleron produisait au Théâtre-Français
son chef-d'oeuvre, le Monde où l'on s'ennuie Mais Pailleron sembla avoir épuisé sa veine et il en souffrit. Ses dernières pièces, le Narcotique (1882), la Souris (1887); Cabotins (1894), n'eurent qu'un succès d'estime. Citons encore de Pailleron : le Chevalier Trumeau (1880), ravissante petite comédie, trop visiblement inspirée de Marivaux; Pendant le bal (1881), comédie en un acte; des poésies : Amours et Haines (Paris, 1869; in-12); le Départ (1870; in-8); Prière pour la France (1871, in-8); la Poupée (1884, in-12); ses Discours académmiques (1886, in-12); Emile Augier (1889, in-8). (R. S.).. |
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