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Oviedo (Gonzalo)
ou Fernandez de - , ou Hernandez de Oviedo y Valdés,
historien né à Madrid
en 1478, mort à Valladolid en 1557 ( La
Renaissance ).
Issu d'une famille noble, il servit en qualité de page auprès
de l'infant D. Juan, fils unique de Ferdinand
et d'Isabelle ( Les
Rois Catholiques), assista à la prise de Grenade,
puis à la réception de Christophe Colomb
au retour de son premier voyage (1493). Après la mort de son jeune
maître (1496), il se mit au service de Frédéric d'Aragon ,
roi de Naples. En 1512, il devint secrétaire de Gonzalve de Cordoue,
puis il passa aux Indes et prit part à l'expédition de Pedrarias
d'Avila .
Il remplit en Amérique d'importantes fonctions, fut gouverneur de
la province de Carthagène
et de Darien, inspecteur des mines d'or; gouverneur en 1535 de la forteresse
et du port de Saint-Domingue (Haïti ).
Il était déjà, depuis 1532, chroniqueur général
des Indes, et il ne rentra définitivement en Europe qu'en 1556.
Sa première publication, longtemps
ignorée de ses biographes, est un rarissime roman de chevalerie
: El Caballero de la Fortuna, don Claribalte (Valence, 1519, in-fol.),
pauvre d'invention, mais d'un style bien vivant. Dans le domaine de l'histoire,
il débuta par un Sumario de las Indias occidentales (Tolède,
1526, in-4; réédité dans les Historiadores prirnitivos
de las Indias, de Barcia (Madrid, 1749, t. Ier),
et dans la Bibliotheca de autores españoles, de Rivadeneyra,
t. XXII ; trad. en italien (Venise,
1534), qui n'est qu'une description de ces contrées au point de
vue de la géographie et de l'histoire
naturelle.
Son grand ouvrage : Historia general
de las Indias, islas y tierra firme del mar oceano, est divisé
en trois parties. La première parut à Séville, 1535,
in-fol. . (réimpr. à Salamanque, 1547; les dix premiers livres
trad. en franç. par Jean Poleur; Paris, 1555. in-fol.); la publication
de la seconde (Valladolid, 1557) fut interrompue par la mort de l'auteur.
L'ouvrage complet fut publié, d'après le manuscrit original,
par l'Académie de l'histoire, et par
les soins de J. Amador de los Rios (Madrid, 1851-55, 4 vol. in-4), avec
une étude sur l'auteur. Ce vaste recueil de faits est une précieuse
source d'informations où beaucoup d'historiens ont puisé.
Il fut en correspondance avec le savant
Ramusio,
qui a compris une version italienne de l'ouvrage ci-dessus dans sa collection
des Navigazioni Viaggi (Venise, 1565, t. III). Ternaux-Compans a
inséré dans son recueil la traduction française de
son Histoire du Nicaragua, alors inédite (2e
série, t. IV, 1840). La Société des bibliophiles espagnols
a mis au jour une oeuvre inédite de notre auteur : Libro de la
camara real del principe D. Juan e officios de su casa e servicia ordinario
(Madrid,
1870, in-8, portr.).
Fernandez de Oviedo laissa encore en manuscrits
: Las Quinquagenas, recueil de vers et de prose; Batallas y Quinquagenas,
sorte de mémoires, fort intéressants, sur les hommes et les
choses de son temps, où l'on trouve une longue biographie du cardinal
Ximenès; enfin, des chroniques sur les règnes de Ferdinand
et d'Isabelle, et de Charles-Quint. Prescott
tira un excellent parti de ces documents. |
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