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Œrsted (Hans
Christian), physicien né en 1774 à Rudkioebing, dans l'île
de Langeland (Danemark), mort en 1851, était fils d'un pharmacien
et occupait une chaire de physique à l'Université de Copenhague.
Il soupçonna dès 1802 l'identité du magnétisme
et de l'électricité, mais ce n'est qu'en 1820 qu'il réussit
à la mettre hors de doute : il prouva à cette époque
par des expériences irréfragables qu'une aiguille aimantée,
placée sous un fil métallique communiquant par ses extrémités
avec une pile voltaïque, était affectée par le courant
qui se produit alors dans le fil; il reconnut aussi que durant l'action
de la batterie le fil devenait magnétique et affectait une aiguille
aimantée : il fonda ainsi une branche nouvelle de la physique, l'électromagnétisme,
dont Ampère donna aussitôt la théorie.
Œrsted visita en 1821 et 1822 les principales
capitales de l'Europe, Berlin, Paris Londres, répétant partout
ses belles expériences. Déjà membre et secrétaire
de l'Académie des sciences de Copenhague,
il fut élu associé par l'Institut de France et la Société
royale de Londres et reçut de ces deux compagnies les prix destinés
aux plus grandes découvertes. Le roi de Danemark le décora
de l'ordre de Danebrog, le nomma conseiller d'État, et lui conféra
la noblesse.
Ses principaux écrits sont : Mécanisme
de la propagation des forces électrique et magnétique,
1806; Considérations sur l'histoire de la chimie, 1807; Recherches
sur d'identité des forces chimiques et électriques, 1812
(trad. par Marcel de Serres, 1813); Expériences
sur l'effet du conflit électrique sur l'aiguille aimantée
(1820, en danois et en latin), mémoire où est exposée
sa découverte et qui fut traduit dès 1820 par Gay-Lussac
et Arago; l'Esprit de la nature (2e
éd., 1851), écrit qui est comme la philosophie générale
des sciences physiques. |
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