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| Michel de Notredame
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de Nostredame, dit Nostradamus est un médecin, écrivain
et astrologue né à Saint-Rémy-de-Provence le 14 décembre
1503, mort à Salon Son grand-père maternel lui enseigna
les éléments du grec et du
latin;
il fut mis ensuite au collège d'Avignon
et, ses classes terminées, il alla étudier la médecine
à Montpellier.
Il y était encore lorsqu'une terrible épidémie de
fièvre pestilentielle vint désoler le Sud-Ouest de la France En 1545, une nouvelle épidémie
de peste éclata. A Aix-en-Provence Quoi qu'il en soit sur ce point, qui a été très discuté, il se mit, dès 1550, à écrire dans un style énigmatique, et en quatrains, pour leur donner une allure plus prophétique, toute une série de prédictions, dont il publia à Lyon, en 1555, les sept premières Centuries. La vogue de ce recueil fut considérable. Tout le monde prit parti pour ou contre Nostradamus, et Catherine de Médicis, qui avait dans l'astrologie une confiance aveugle, l'appela à la cour, ou il fut l'objet des distinctions les plus flatteuses. En 1558, il donna une nouvelle édition de son recueil, augmenté de trois centuries et, l'année suivante, la mort de Henri II, blessé dans un tournoi, vint mettre le comble à sa réputation. On voulut voir, en effet, la prédiction de cet événement dans le 35e quatrain de sa première centurie : Le lyon jeune le vieux surmonteraRetourné à Salon, Nostradamus y reçut en 1564 la visite de Charles IX, qui le nomma son médecin ordinaire. Mais nul n'est prophète dans son pays et il était traité comme un imposteur par ses compatriotes. Il mourut à l'âge de soixante-trois ans et fut enterré dans l'église des frères mineurs. -
Nostradamus, peint par César de Nostredame. Le bruit courut bientôt qu'il s'était fait enfermer tout vivant dans un caveau, avec une lampe, du papier, de l'encre, des plumes, et qu'il continuait à y écrire ses prophéties. Parmi les nombreuses satires qui furent dirigées contre celles-ci, on cite surtout ce joli distique, attribué tour à tour à Jodelle, à Bèze et à Utenhove : Nostra damus cum falsa damus. non fallere nostrum est,Il convient de mentionner également une autre satire en vers due à Conrad Badius : les Vertus de notre maître Nostradamus (Genève, 1562). Les Centuries ont eu de nombreuses
éditions; les plus recherchées sont, outre les deux premières,
les suivantes : Lyon, 1605; Leyde, 1650; Amsterdam, 1657. De nombreux commentaires
en ont été donnés. On attribue encore à Nostradamus
: Traité des fardements (Lyon, 1552; réimpr., Poitiers,
1556); le Remède très utile contre la peste et toutes
fièvres pestilentielles (Paris, 1564); Opuscule de plusieurs
exquises receptes (Lyon, 1572). Il a enfin publié, à
partir de 1550 et jusqu'à sa mort, un Almanach, qui fut contrefait
de son vivant et qui, continué sous son nom après sa mort,
rivalisa longtemps, dans la faveur populaire, avec, celui de Mathieu Laensberg.
La Bibliothèque nationale |
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| Jean de Notredame,
frère cadet du précédent, mort, en 1590, était
procureur au parlement d'Aix-en-Provence |
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| César de Notredame, son second fils (1555-1629), fit d'abord de la peinture (portrait de son père au musée d'Avignon, ci-dessus), puis cultiva la poésie; mais il est particulièrement connu par son Histoire et chronique de Provence (Lyon, 1614, in-fol.), qui lui valut d'être nommé par Louis XIII gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. | ||
| Un autre fils du célèbre astrologue, Michel de Notredame, dit le Jeune (mort en 1574), tenta, comme lui, de prédire l'avenir, mais ayant annoncé que le Pouzin, petite ville du Vivarais assiégée par les troupes royales, périrait dans les flammes, il y mit lui-même le feu après qu'elle eût été prise et, surpris par le commandant des assiégeants, Saint-Luc, fut tué de sa main. II a écrit Traité d'astrologie (Paris, 1563). |
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