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32 S, 166 55 E |
Nauru est une île
de l'Océan Pacifique Sud et forme
un État souverain. Les origines exactes du Nauruans sont peu claires,
puisque leur langue ne s'apparente à aucune autre dans le Pacifique.
L'île a été annexée par l'Allemagne
en 1888 et ses gisements de phosphate ont commencé à être
extraits au début du XXe siècle
par un consortium germano-britannique. Le Nauru a été occupé
par les forces australiennes cours de la Première Guerre Mondiale;
l'Australie a été, à partir
de cette époque, mandatée par la Société des
nations, puis par l'ONU pour l'administrer.
L'indépendance de Nauru a eu lieu
en 1968, et, depuis 1990, le pays est la plus petite république
indépendante membre de l'ONU.
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Carte
de Nauru.
Les revenus de cette île minuscule
sont traditionnellement venus des exportations des phosphates, désormais
pratiquement épuisées. En 2005, une compagnie australienne
a commencé à exploiter le peu de phosphate qui reste encore.
Nauru n'a à peu près aucune autre ressource et doit importer
presque tous ses biens de consommation, principalement d'Australie,
son ancien occupant, qui entretient aussi sur l'île un centre de
rétention pour immigrés clandestins, en échange de
compensations financières. Ce qui limite le désastre dans
lequel s'enfonce chaque jour un peu plus le pays.
La réhabilitation des terres
des sites d'extraction du phosphate à des fins agricoles n'est pas
envisageable à court et moyen terme. Du plus, en prévision
de l'épuisement des gisements de phosphate, Nauru avait investi
dans des fonds en fidéicommis afin d'aider à amortir la transition
et à prévoir le futur économique de l'île. Mais
en raison de la dépense lourde que représente ce type d'investissement,
le gouvernement fait actuellement face à une faillite virtuelle.
Pour réduire des coûts, les salaires gelés et les effectifs
des services publics réduits. 2005, a vu s'accélérer
la détérioration dans le secteur du logement et des hôpitaux
notamment. Peu de statistiques complètes sur l'économie du
Nauru existent. Les évaluations du PIB du Nauru changent considérablement
selon les sources.
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Vue
satellitaire de Nauru.
Source
de la carte et de l'image : U.S. Department of Energy's Atmospheric
Radiation Measurement Program.
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Luc
Folliet, Nauru,
l'île dévastée, La découverte, 2009.
9782707158161
Connaissez-vous
Nauru? Cette île du
Pacifique
est la plus petite république du monde,
entourée d'une mer paradisiaque, apparemment semblable à
des dizaines d'autres. Ces quelque 21 km² furent même, dans
les années 1970-1980, l'un des pays le plus riches du monde. Aujourd'hui,
Nauru est un État en ruine, une île
littéralement dévastée, qui concentre tous les maux
et pathologies de la civilisation capitaliste. C'est l'histoire de cet
incroyable effondrement qu'a entrepris de raconter Luc Folliet dans ce
livre. Il raconte son voyage sur cette île dont le coeur est une
forêt
dévastée, où s'érigent les vestiges de l'extraction
du phosphate. Car tout commence à Nauru avec ce "cadeau de Dieu",
que le colonisateur allemand puis australien commence à exploiter
au début du XXe siècle. Lorsque les Nauruans conquièrent
leur indépendance, en 1968, des centaines de millions de dollars
tombent dans le portefeuille du nouvel État et de ses 9000 habitants
d'alors, si bien que ceux-ci n'ont plus besoin de travailler. Ils abandonnent
leurs traditions et leur culture pour adopter un mode de vie occidental
: certains voyagent aux quatre coins du monde, d'autres possèdent
jusqu'à huit voitures. C'est l'époque où, à
Nauru, on peut utiliser des billets de 50 dollars en guise de papier toilette...
Au début des années 1990, le phosphate s'épuise. Alors,
l'île se vend à qui bon lui semble. La mafia russe blanchit
près des milliards de dollars dans les centaines de banques off-shore
qui choisissent de s'installer dans ce nouveau paradis fiscal. Mais la
chute se poursuit : Nauru devient l'un des États les plus pauvres
au monde et «-choisit » de louer sa terre, à vil prix,
à l'Australie voisine qui peut ainsi
y "exporter" ses camps d'internement de réfugiés. Le chef
de l'État envisage même alors l'abandon de l'île et
l'exil de ses 15 000 habitants...
Désastre
écologique, blanchiment d'argent sale, instabilité politique;
un taux de diabète parmi les plus élevé au monde,
une espérance de vie en chute libre, des réfugiés
venus de partout parqués au milieu de nulle part : l'histoire de
Nauru raconte aussi notre histoire, celle d'une civilisation capitaliste
aux effets désastreux, une parabole édifiante qui montre
comment le rêve de prospérité peut, en quelques années,
virer au cauchemar. (couv.). |
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