|
|
|
|
Les
gens
|
|
| Morin
(Jean-Baptiste
Michel), mathématicien et médecin né à Villefranche
en Beaujolais Adversaire déclaré du Système de Copernic, il soutenait, avec une vivacité extrême, contre Gassendi et Bernier, l'immobilité de la Terre, dans son Famosi problematis de telluris motu vel quiete hactenus optata solutio; Paris, 1631, in-4°. Cet écrit provoqua de vives critiques. Morin y répondit par Responsio pro telluris motu (1634), et par Tycho-Braheus in Philolaum pro telluris quiete (1642). Gassendi entra en lice, suivi de près par ses amis Bernier et Laurent de Mesmos; la discussion dégénéra en une querelle violente, qui fit beaucoup de bruit. Poussé dans ses derniers retranchements, Morin lança contre Gassendi un grand nombre de diatribes, telles que Ala telluris fracta (1643); (1650);Panurgi Epistola de tribus impostoribus (1654), etc. |
||
Morin
suscita une querelle non moins vive au sujet de la détermination
des longitudes. Mais cette fois ses adversaires (parmi lesquels on remarque
Mydorge
et Beaugrand) eurent les torts de leur côté.
La méthode de Morin consistait à observer en même temps
ou dans des temps très rapprochés la hauteur"Au moyen de ces éléments, ajoute Montucla, il montrait comment, à une heureL'ouvrage où Morin a exposé sa méthode a pour titre : Astronomia jam a fundamentis integra restituta, complectens IX partes hactenus optatae scientiae longitudinum coelestium; Paris, 1640, in-4°. En 1634, le cardinal Richelieu, qui protégeait Morin, nomma une commision de savants pour examiner sa méthode des longitudes. Les commissaires rendirent d'abord un rapport favorable; puis ils se ravisèrent, et, dans un nouveau rapport, ils traitèrent Morin avec une sévérité regrettable. Ce qu'il y a de certain, c'est que sa méthode laisse beaucoup à désirer, et qu'il est loin d'avoir résolu le problème qu'il s'était proposé. (Hoefer, 1873). |
[1] Montucla, Histoire des mathématiques, t. IV, p. 544.). |
|
© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.