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Les
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| Montgolfier
(Joseph Michel), industriel et inventeur né à Vidalon-les-Annonay,
commune de Davezieux (Ardèche) en 1740, mort à Balaruc-les-Bains
(Hérault) le 26 juin 1840. Fils d'un fabricant de papiers, il fut
mis au collège de Tournon, s'enfuit une première fois, à
treize ans, avec le projet d'aller vivre de coquillages sur le bord de
la mer, gagna, la seconde fois, Saint-Étienne et y connut les plus
dures privations, habitant un réduit obscur et subsistant avec le
produit de sa pêche et avec les quelques sous que lui procurait la
vente de diverses substances chimiques qu'il était parvenu à
fabriquer lui-même et qu'il colportait dans les bourgs du Vivarais.
Il se rendit ensuite à Paris, afin d'y faire la connaissance des
savants, et entra effectivement en relation avec quelques-uns, au café
Procope; mais, bientôt rappelé par son père, il revint
à Annonay et le seconda quelque temps dans la direction de sa manufacture.
Il eût voulu y réaliser diverses améliorations. Son
père, attaché aux vieilles méthodes, s'y étant
opposé, il s'associa l'un de ses frères et créa deux
nouveaux établissements, l'un à Voiron, l'autre à
Beaujeu Son frère cadet, Étienne
(ci-dessous), et lui venaient d'entrevoir, dans des circonstances demeurées
mal connues, la possibilité de la navigation aérienne. Selon
les uns, Joseph, en considérant, au coin du feu, la fumée
qui s'élevait dans la cheminée Ce fut dans toute la France un enthousiasme
véritable. Les ascensions se succédèrent à
Paris, à Versailles Joseph se tint, durant cette période,
à l'écart; il ne fut pas inquiété; mais les
services rendus à Fleurus par les aérostats n'attirèrent
point sur lui l'attention des gouvernants et ce ne fut qu'après
le 9 thermidor qu'on pensa à le récompenser. Bonaparte
le décora. Plus tard, il le nomma, administrateur du Conservatoire
des arts et métiers et membre du Bureau consultatif des arts et
manufactures. En 1807, l'Institut l'élut membre de sa section de
physique générale. Il mourut aux eaux de Balarue, où
il était allé soigner un commencement d'hémiplégie.
On lui doit, outre l'invention des aérostats, celle du parachute
(1784), qu'il essaya d'abord à Avignon Il a publié : Discours sur l'aérostat (Paris, 1783, in-8); les Voyageurs aériens (Paris, 1784, in-8) - ces deux ouvrages en collaboration avec son frère Étienne; Mémoire sur la machine aérostatique (Paris, 1784, in-8). (Léon Sagnet). |
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| Montgolfier (Jacques
Étienne), industriel et inventeur, frère du précédent,
né à Vidalon-les-Annonay le 7 janvier 1745, mort à
Serrières (Ardèche) le 2 août 1799. Il fit ses études
à Paris, au collège Sainte-Barbe, se montra, à l'encontre
de son frère Joseph, un brillant élève, suivit quelque
temps les cours de Soufflot, donna les plans
de plusieurs églises et manufactures, mais obligé de renoncer
à l'architecture pour venir prendre la direction de la fabrique
de papiers de son vieux père, accrut rapidement la prospérité
de cet établissement par l'introduction bien entendue de procédés
nouveaux et d'améliorations de toute sorte; il trouva notamment
le secret du papier vélin et il inventa des formes pour le papier
grand-monde, alors inconnu. Associé pour moitié dans la découverte
des aérostats, ce fut lui qui se rendit à Paris, au mois
d'août 1783, pour y répéter, en présence de
l'Académie des sciences et de la cour, la retentissante expérience
du 5 juin. Nous avons dit que l'invention du bélier hydraulique
et les tentatives de direction des ballons sont aussi communes aux deux
frères.
Pendant la Terreur, Étienne, qui avait été au début de la Révolution administrateur de son département, fut plusieurs fois dénoncé et il ne dut son salut qu'au dévouement de ses ouvriers. Il lui resta de ces épreuves une grave maladie de coeur et en 1799, s'étant rendu à Lyon avec les siens pour y consulter un médecin, il comprit, à ses paroles, que les secours de l'art étaient inutiles; il voulut alors épargner à sa femme et à ses enfants le spectacle de sa mort, reprit, seul, le chemin d'Annonay et, comme il s'y attendait, mourut en route. (L. S.). |
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| Montgolfier (Adélaïde de), auteure née en 1789, morte à Paris le 16 décembre 1880. Collaboratrice de la Ruche, du Magasin pittoresque, de la Revue des Deux Mondes, etc., elle a donné, outre un certain nombre de traductions de romans anglais : Contes devenus histoires (Paris, 1838, in-18); Jeux et leçons en images (Paris, 1855, in-4); Mélodies du Printemps (1869, in-12), avec chants et airs notés. |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.