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Montalembert
(M.-René, marquis de), né à Angoulême
en 1714, de la branche aînée de la maison qui a produit A.
de Montalembert, sire d'Essé, prit part à la guerre de Sept-Ans,
et fut attaché à état-major des armées de Suède
et de Russie .
L'art des fortifications lui doit des perfectionnements. Sur la demande
de Carnot, il fut appelé en 1792 à
faire partie du conseil de défense nationale. Il était membre
de l'Académie des Sciences et maréchal
de camp, lorsqu'il, mourut en 1860. Il a laissé des ouvrages importants
: la Fortificatiorn perpendiculaire, ou l'Art défensif supérieur
à l'offensif, 11 vol. in-4°, 1776-1796; Correspondance
pendant la guerre de 1757, 3 vol. in-8°; Relation du siège
de Saint-Jean-d'Acre, in-8°, et Mémoire historique sur
la fonte des canons, in-4°. |
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Son neveu, le comte M.-René
de Montalembert, 1777-1831, père de l'éloquent comte
Charles de Montalembert, servit dans l'armée anglaise pendant l'émigration,
fut chargé en 1814 par le prince régent d'Angleterre
d'annoncer à Louis XVIII son rétablissement
sur le trône de France ,
et fut successivement secrétaire d'ambassade à Londres
et ministre plénipotentiaire à Stuttgart et à Copenhague.
Créé pair en 1819, il occupa de 1826 à 1830 le poste
de ministre plénipotentiaire en Suède .
Il réclama la liberté de l'enseignement à la chambre
des pairs après la révolution de 1830. |