46
00 N, 105 00 E
 |
La Mongolie
est un Etat d'Asie
Centrale, enclavé entre la Chine
et la Russie .
Il correspond, d'un point de vue géographique, à la Mongolie
extérieure; la Mongolie intérieur appartenant à la
Chine. D'une superficie de 1,564,116
km² et d'une population de 3,18 millions d'habitants, le pays est
divisé administrativement en 21 provinces (aymguud) et une
municipalité (hot), la capitale Oulan Bator (Ulaanbaatar)
:
Les provinces
de la Mongolie
Arhangay
Bayanhongor
Bayan-Olgiy
Bulgan
Darhan-Uul
Dornod
Dornogovi |
Dundgovi
Dzavhan
(Zavkhan)
Govi-Altay
Govisumber
Hentiy
Hovd
Hovsgol |
Omnogovi
Orhon
Ovorhangay
Selenge
Suhbaatar
Tov
Uvs |
Lorsque Gengis-Khan
eut fait l'unité des diverses tribus mongoles et turques, la Mongolie
fut pendant plusieurs siècles la métropole d'un immense empire
qui alla des Carpathes à l'océan Pacifique. Aujourd'hui les
Mongols sont revenus à leur isolement. Depuis l'évanouissement
de Karakoroum. qui fut au XIIIe siècle
une importante capitale, il n'y a plus eu pendant longtemps de grande ville
en Mongolie. Mais à partir de la seconde moitié du XXe
siècle,
et encore davantage au cours des toutes dernières décennies,
avec l'évolution accélér"e des modes de vie, Oulan
Bator, l'ancienne Ourga, sur la Tola affluent de l'Orkhon, a pris
une importance considérable. Oulan Bator est l'une des villes saintes
du bouddhisme qui règne en Mongolie comme au Tibet, et la métropole
du commerce du thé. Elle a 845.000
habitants (2012). Les autres villes sont beaucoup plus petites : Erdenet
(80.000 hab.),
Darha (75.000),
Hovd (30.000),
etc.
Géographie
physique.
La Mongolie occupe
une grande partie du nord-est des plateaux du centre asiatique, entre l'Altaï
à l'Ouest, les Saïan (Sajan) et les Jablonovvi au Nord, le
désert de Gobi, au Sud.
On y distingue deux
régions : au Nord-Ouest, une région montagneuse sillonnée
de hautes crêtes dépendant des Saïan et de l'Altaï
et interrompue par quelques plaines. Au Sud-Est, la partie la plus importante
de la Mongolie est une vaste plaine d'une altitude moyenne de 1000 mètres,
qui cependant vers son centre se creuse jusqu'au voisinage de 500 mètres.
Cette plaine, formée de terrains récents (argiles, sables,
graviers), est occupée dans la plus grande partie de son étendue
par des steppes ou des déserts. Le principal est le grand désert
de Gobi, qui occupe la partie méridionale du pays (et la partie
centrale de la Mongolie géographique).
-
La
récolte de pommes de terre à Harhorin, en Mongolie
Peu de régions
plus désolées; le climat est continental. A Oulan Bator,
où les moyennes sont de +26°C et 19°C, la température
monte l'été jusqu'à +34°C, descend l'hiver jusqu'à
-48°C. La pluie est très rare, mais en hiver la neige tombe
parfois assez abondamment. Si la zone montagneuse est quelque peu boisée,
la steppe est à peu près dénudée; pourtant
l'herbe pousse au printemps, et jusqu'au milieu des sables on trouve quelques
plantes adaptées à la sécheresse : le dirisson
et le
saksaoul. Aussi, pas de rivières permanentes, sauf,
descendant de la bordure montagneuse, les affluents de la Selenga. Mais
un assez grand nombre de cours d'eaux temporaires qui se perdent dans les
sables ou se jettent dans les lacs sont les plus importants.
La population est
faible et clairsemée. Elle est formée de Mongols divisés
en diverses tribus (Khalkas en grande majorité). Même si la
majorité de la population vit aujourd'hui dans les villes, la Mongolie
compte encore beaucoup de nomades, des populations poussant à travers
la steppe leurs vastes troupeaux, qui leur fournissent nourriture (la viande
et le laitage), habillement (la laine), matériaux de construction
(le feutre), et dont la vente leur permet de se procurer les autres objets
de première nécessité.
---
Carte
de la Mongolie. Source : The
World Factbook.
 |
Matthieu
Paley, Mongolie,
la route de l'horizon, Editions de la Martinière, 2010.
2732442135
Horizons
à perte de vue, déserts d’herbes, ciels sans fin, nomades
perdus… La Mongolie évoque le rêve et l’aventure dans notre
imaginaire occidental. Elle façonne les hommes, les change de l’intérieur,
on revient de ce lieu transformé à jamais. Ce pays est étrangement
vide, il nous apaise. Ses grands espaces simplifient la vie, la réduisent
aux besoins essentiels. C’est un endroit propice à l’introspection
où le temps s’arrête. C’est ce voyage intérieur que
Mareile et Matthieu Paley nous font partager à travers textes et
images. Il y eut pour eux un avant et un après la Mongolie…Mongolie,
les routes de l’horizon est le troisième volet de la collection
« carnets d’ici et d’ailleurs ».
Alain
Desjacques, Rhapsodie
en sol mongol, Les Éditions du Riffle, 2009.
9782916204437
Oulan
Bator entre décembre 1983 et décembre 1984. Un étudiant
rédige à l’occasion d’un long séjour un journal de
bord où il consigne remarques, situations vécues, anecdotes.
De ces notes prises sur le vif naît un récit tonique qui peint
un tableau précis de la culture et de la société mongoles
à travers la quête de sa musique traditionnelle. (couv.).
Isabelle
Charleux, Histoire
et architecture des temples et monastères lamaïques de mongolie
(+ CD-Rom), CTHS, 2007.
|
|
|