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Molitor
(Franz Joseph), philosophe né à Oberursel dans le Taunus,
le 8 juin 1779, mort à Francfort le 23 mars 1860. Il commença
ses études à Bingen
et à Aschaffenbourg
et les compléta aux universités de Mayence et de Marbourg.
Il suivit de près le mouvement philosophique de son temps, s'enthousiasma
pour la doctrine de l'identité
de Schelling et écrivit sous cette influence
Ideen zu einer künstliehen Dynamik der Geschichte (Francfort,
1805, in-8). Mais, à ce moment même, la philosophie de Schelling
subissait une profonde modification. Franz Molitor ne suivit pas son premier
maître et inclina dès lors vers la théosophie
mystique de Baader.
Vivant du produit de quelques leçons
privées, il se mit à apprendre l'hébreu et se lança
dans l'étude de la kabbale
et du talmud .
Déjà il avait écrit sous l'influence de Baader, Ueber
den Wendepunkt des Antiken u. Vodernen (Francfort, 1805, in-8). Après
de longues années d'étude et de recueillement, il publia
le premier volume de son principal ouvrage, Philosophie der Geschichte
oder über die Tradition (Francfort, 1824, in-8), dont le quatrième
volume ne parut qu'en 1853 en même temps qu'une seconde édition
complètement remaniée du premier.
Cet ouvrage, inachevé d'ailleurs,
a pour objet de montrer que sans la kabbale juive l'oeuvre de l'Église
chrétienne est incomplète. Seuls les Juifs
sont restés en possession de la vraie tradition, et le christianisme
n'est qu'un judaïsme obscurci par un faux mysticisme ;
il lui faut pour arriver de pureté parfaite puiser dans la kabbale
une mystique supérieure. (Th. Ruyssen). |
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