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| Mendoza
ou Mendoce (Pedro Gonzalez de), cardinal et homme d'Etat espagnol,
né le 3 mai 1428, mort, à Guadalajara le 11 janvier 1495.
Il était fils de Iñigo Lopez de Mendoza, marquis de Santillana.
Alvaro Gomez (De Rebus gestis Francisci Ximenii; Alcala, 1569) dit qu'il
unit à l'éclat de la naissance et de la fortune une aisance
et une élégance de moeurs admirables, et qu'il mérita
d'occuper jusqu'à la fin de sa vie la place la plus rapprochée
du trône.
Pierre Martyr d'Anghiera
l'appelle le troisième roi d'Espagne. Il fut successivement évêque
de Calahorra Devenu dès lors le conseiller toujours écouté de cette reine, il contribua puissamment à l'adoption des projets de Christophe Colomb, que le conseil de Salamanque repoussait. Après la prise de Grenade, on lui réserva l'honneur d'arborer sur les murs de l'Alhambra la croix d'argent et l'étendard de saint Jacques. Il employa une partie de ses grandes richesses à la fondation du magnifique collège de Santa Cruz à Valladolid et d'un hôpital à Tolède. Oeuvre théologique : Catechismus pro Judœorum conversion ad Jesu Christi fidem facile expedienda. (E.-H. V.). |
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| Mendoza (Pedro de),
conquérant espagnol, né vers 1487, mort en mer en 1537. Grand
échanson de Charles-Quint, il proposa
à ce souverain de compléter les découvertes dans l'Amérique
méridionale ( |
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| Mendoza (Diego Hurtado
de), célèbre écrivain et homme d'Etat espagnol, né
à Grenade
en 1503, mort à Madrid
le 15 avril 1575. Arrière petit-fils de l'illustre poète
le marquis de Santillane, petit-fils d'un
ambassadeur, fils du comte de Tendilla, qui fut un capitaine éminent
et premier gouverneur de Grenade après sa reddition, il résuma
en lui les talents de ces trois ancêtres immédiats et les
gloires passées de sa famille, l'une des plus grandes de l'Espagne Le caractère élevé
de Mendoza, joint à tant de rares facultés combinées
harmonieusement, font de lui une figure exceptionnelle. Grand fut aussi
le rôle qu'il joua dans la littérature nationale. Pendant
sa vie universitaire, ou immédiatement après, il écrivit
son Lazarillo de Tormès, satire de la société,
sous forme de fiction romanesque d'un genre nouveau, appelé ensuite
« picaresque (fripon) », dont
il fut le créateur, et que le Gil Blas Mendoza fut encore poète de talent.
Si à ses débuts il contribua à l'introduction des
formes italiennes, il s'inspirait principalement des modèles classiques,
surtout d'Horace, sans en être toutefois
un imitateur servile. Partout il faisait pénétrer l'esprit
castillan Enfin Mendoza fit aussi oeuvre d'historien pendant son exil de la cour. Il raconta, en un style vigoureux, modelé sur Salluste et Tacite, la dernière révolte des Morisques contre Philippe II; oeuvre impartiale et qui, comme belle, ne put être publiée que longtemps après sa mort, et encore d'une façon tronquée (Guerra de Granada; Madrid, 1610, in-4). La première édition complète est celle de Valence (1776, in-4). Mendoza fut l'écrivain qui exprima le mieux tout le mouvement littéraire du règne de Charles-Quint. (G. Pawlowski). |
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| Mendoza (Juan Gonzalvez
de), missionnaire et historien né à Tolède
vers 1540, mort à Popayan (Nouvelle-Grenade) en 1617. Noble et riche,
il embrassa d'abord la carrière des armes, puis se fit moine dans
l'ordre de Saint-Augustin. Envoyé par Philippe
Il en Chine, il y séjourna de 1580 à 1583, et y recueillit
les matériaux de son grand ouvrage sur cette contrée
: Historia de las cosas mas notables, ritos y costumbres del gran reyno
de China (Rome, 1585, pet. in-8). C'est dans ce livre important que
parurent pour la première rois en Europe les caractères chinois.
Il contient aussi des relations de voyages en Chine par d'autres religieux,
et un itinéraire du nouveau monde par le P. Martin Ignacio, franciscain,
qui visita le Mexique en 1583. Le P. Mendoza fut ensuite évêque
des îles Lipari |
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| Mendoza (Antonio de),
poète espagnol, né vers 1590, mort en 1644. Il fut secrétaire
de Philippe IV et membre du tribunal
suprême de l'Inquisition On lui doit encore des poésies lyriques, près de deux cents romances, et une Vie de la Vierge, en huit cents « redondillas » (Barcelone, 1652, in-8). Ses oeuvres réunies ont d'abord été publiées sous le titre prétentieux de : El Fenix castellano D. Antonio de.Mendoza renascido (Lisbonne, 1690, in-4). Une édition plus complète en est intitulée : Obras liricas y comicas (Madrid,1728). Ses principales comédies, publiées séparément nombre de fois, ont été comprises dans le t. XLIV de la Bibliotheca de Rivadeneyra (1858). (G. P-i.). |
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| Mendoza (Hieronimo de), historien portugais, né à Porto, mort après 1607. Compagnon d'armes du roi Sébastien en Afrique, et prisonnier des Marocains en 1578, il raconta plus tard l'histoire de cette expédition désastreuse, dans sa Iornada de Africa (Lisbonne, 1607, in-4; 1785, in-8), oeuvre d'une grande valeur.(G. P-i.). | ||
| Mendoza y Rios (Don
Jose), astronome et marin né à Séville vers 1763,
mort à Brighton Dès 1793, il devenait membre de
la Société royale de Londres.
Outre un Tratado de navegacion (Madrid, 1737, 2 vol. in-4), il a
publié d'excellentes tables de navigation, celles-ci en anglais
et en français. Ses Tables des latitudes croissantes ont
paru dans la Connaissance des temps de 1793. On lui doit aussi des
méthodes
nouvelles pour le calcul des longitudes |
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