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Mendoza
ou Mendoce (Pedro Gonzalez de), cardinal et homme d'Etat espagnol,
né le 3 mai 1428, mort, à Guadalajara le 11 janvier 1495.
Il était fils de Iñigo Lopez de Mendoza, marquis de Santillana.
Alvaro Gomez (De Rebus gestis Francisci Ximenii; Alcala, 1569) dit qu'il
unit à l'éclat de la naissance et de la fortune une aisance
et une élégance de moeurs admirables, et qu'il mérita
d'occuper jusqu'à la fin de sa vie la place la plus rapprochée
du trône.
Pierre Martyr d'Anghiera
l'appelle le troisième roi d'Espagne. Il fut successivement évêque
de Calahorra
(1455), de Sigüenza (1465), archevêque de Séville (1474),
de Tolède (1481). Il avait été créé
cardinal en 1473. A la mort de Henri IV
de Castille ,
il se prononça pour Isabelle,
soeur de ce roi, contre Jeanne, sa fille, et il prit une part active à
la bataille de Toro (1476) où triompha la cause d'Isabelle ( Rois
Catholiques).
Devenu dès lors le conseiller toujours
écouté de cette reine, il contribua puissamment à
l'adoption des projets de Christophe Colomb, que
le conseil de Salamanque repoussait. Après la prise de Grenade ,
on lui réserva l'honneur d'arborer sur les murs de l'Alhambra
la croix d'argent et l'étendard de saint Jacques. Il employa une
partie de ses grandes richesses à la fondation du magnifique collège
de Santa Cruz à Valladolid et d'un hôpital à Tolède.
Oeuvre théologique : Catechismus
pro Judœorum conversion ad Jesu Christi fidem facile expedienda. (E.-H.
V.). |
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Mendoza (Pedro de),
conquérant espagnol, né vers 1487, mort en mer en 1537. Grand
échanson de Charles-Quint, il proposa
à ce souverain de compléter les découvertes dans l'Amérique
méridionale ( L'Exploration
de l'Amérique du Sud ).
Parti en avril 1535, avec une flotte de douze navires et huit cents hommes,
il remonta le fleuve de la Plata et y fonda, vis-à-vis de l'affluent
de l'Uruguay, la ville de «-Nuestra-Señora
de Buenos-Ayres » (Buenos Aires ),
la future capitale de cette contrée. L'expédition eut constamment
à combattre les indigènes et à souffrir de la famine.
Désespéré et malade, il pensa rentrer en Espagne,
mais en route après avoir été obligé de manger
sa chienne, qui était pleine, il fut atteint d'aliénation
mentale et mourut dans un accès de rage. (G. P-i). |
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Mendoza (Diego Hurtado
de), célèbre écrivain et homme d'Etat espagnol, né
à Grenade
en 1503, mort à Madrid
le 15 avril 1575. Arrière petit-fils de l'illustre poète
le marquis de Santillane, petit-fils d'un
ambassadeur, fils du comte de Tendilla, qui fut un capitaine éminent
et premier gouverneur de Grenade après sa reddition, il résuma
en lui les talents de ces trois ancêtres immédiats et les
gloires passées de sa famille, l'une des plus grandes de l'Espagne .
Sixième des frères, il fut destiné d'abord à
la carrière ecclésiastique. Il apprit à Grenade à
parle l'arabe, et fit ses humanités à l'université
de Salamanque. Puis il se fit soldat, alla guerroyer en Italie et prit
part à la bataille de Pavie
en 1525. Dans ses périodes d'inaction, il développa encore
sa vaste culture littéraire aux universités de Bologne ,
de Padoue
et de Rome .
Investi par Charles-Quint, en 1538, de fonctions
d'ambassadeur auprès de la puissante république de Venise ,
il continua l'étude des lettres classiques et se mit avec passion
à recueillir des manuscrits grecs. Nommé ensuite gouverneur
de Sienne, représentant de l'empereur au concile de Trente (1545),
puis ambassadeur à Rome (1547), il se montra partout habile, énergique,
audacieux même, et fut regardé presque comme un vice-roi,
gouvernant l'Italie au nom de Charles-Quint. Il retourna en Espagne en1554.
Philippe
Il l'exila de la cour à la suite d'une vive dispute, suivie
de voies de fait, à l'égard d'un courtisan. Mendoza regagna
sa ville natale, où il se voua à des travaux littéraires.
Rentré en grâce en 1575, il mourut peu de jours après
son arrivée à Madrid. Il avait légué au roi
sa précieuse bibliothèque, qui fut incorporée à
celle de l'Escurial .
Le caractère élevé
de Mendoza, joint à tant de rares facultés combinées
harmonieusement, font de lui une figure exceptionnelle. Grand fut aussi
le rôle qu'il joua dans la littérature nationale. Pendant
sa vie universitaire, ou immédiatement après, il écrivit
son Lazarillo de Tormès, satire de la société,
sous forme de fiction romanesque d'un genre nouveau, appelé ensuite
« picaresque (fripon) », dont
il fut le créateur, et que le Gil Blas
de Le Sage a plus tard rendu célèbre.
Publié sous le voile de l'anonyme, longtemps après avoir
été composé (Burgos ,
1554, pet. in-8), ce petit roman eut un nombre considèreble d'éditions;
l'une des meilleures est celle de la Biblioteca de Rivadeneyra (1846,
t. III). Il a été traduit en une série de langues,
et nombre de fois en français, à commencer par J. Saugrain
(Lyon 1561).
Mendoza fut encore poète de talent.
Si à ses débuts il contribua à l'introduction des
formes italiennes, il s'inspirait principalement des modèles classiques,
surtout d'Horace, sans en être toutefois
un imitateur servile. Partout il faisait pénétrer l'esprit
castillan ,
et il fit de charmantes compositions suivant les formes de la poésie
populaire. Ses Obras poeticas, réunies par le frère
Juan Diaz Hidalgo (Madrid, 1640, pet. in-4), furent rééditées
dans la Biblioteca de Rivadeneyra (1854, t. XXXII).
Enfin Mendoza fit aussi oeuvre d'historien
pendant son exil de la cour. Il raconta, en un style vigoureux, modelé
sur Salluste et Tacite,
la dernière révolte des Morisques contre Philippe
II; oeuvre impartiale et qui, comme belle, ne put être publiée
que longtemps après sa mort, et encore d'une façon tronquée
(Guerra de Granada; Madrid, 1610, in-4). La première édition
complète est celle de Valence (1776, in-4). Mendoza fut l'écrivain
qui exprima le mieux tout le mouvement littéraire du règne
de Charles-Quint.
(G. Pawlowski). |
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Mendoza (Juan Gonzalvez
de), missionnaire et historien né à Tolède
vers 1540, mort à Popayan (Nouvelle-Grenade) en 1617. Noble et riche,
il embrassa d'abord la carrière des armes, puis se fit moine dans
l'ordre de Saint-Augustin. Envoyé par Philippe
Il en Chine, il y séjourna de 1580 à 1583, et y recueillit
les matériaux de son grand ouvrage sur cette contrée
: Historia de las cosas mas notables, ritos y costumbres del gran reyno
de China (Rome, 1585, pet. in-8). C'est dans ce livre important que
parurent pour la première rois en Europe les caractères chinois.
Il contient aussi des relations de voyages en Chine par d'autres religieux,
et un itinéraire du nouveau monde par le P. Martin Ignacio, franciscain,
qui visita le Mexique en 1583. Le P. Mendoza fut ensuite évêque
des îles Lipari ,
vicaire apostolique au Mexique (1607), enfin, évêque de Chiapade-los-Españoles,
puis de Popayan. (G. P-i.). |
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Mendoza (Antonio de),
poète espagnol, né vers 1590, mort en 1644. Il fut secrétaire
de Philippe IV et membre du tribunal
suprême de l'Inquisition .
Homme de cour avant tout, il écrivit pour elle, soit seul, soit
en collaboration avec Villamediana et Quevedo,
des drames, des comédies et des pièces de circonstance. Les
meilleures de ses comédies personnelles sont : Mas merece quien
mas ama, El Trato muda costumbre et Amor con amor se paga, qui
fut considérée comme son chef-d'oeuvre. Elles se distinguent
par leur naturel et l'aisance du dialogue.
On lui doit encore des poésies lyriques,
près de deux cents romances, et une Vie de la Vierge, en
huit cents « redondillas » (Barcelone ,
1652, in-8). Ses oeuvres réunies ont d'abord été publiées
sous le titre prétentieux de : El Fenix castellano D.
Antonio de.Mendoza renascido (Lisbonne, 1690, in-4). Une édition
plus complète en est intitulée : Obras liricas y comicas
(Madrid,1728).
Ses principales comédies, publiées séparément
nombre de fois, ont été comprises dans le t. XLIV de la Bibliotheca
de Rivadeneyra (1858). (G. P-i.). |
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Mendoza (Hieronimo
de), historien portugais, né à Porto, mort après 1607.
Compagnon d'armes du roi Sébastien en Afrique, et prisonnier des
Marocains en 1578, il raconta plus tard l'histoire de cette expédition
désastreuse, dans sa Iornada de Africa (Lisbonne, 1607, in-4;
1785, in-8), oeuvre d'une grande valeur.(G. P-i.). |
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Mendoza y Rios (Don
Jose), astronome et marin né à Séville vers 1763,
mort à Brighton
le 2 mars 1846. Capitaine dans la marine espagnole, il fut envoyé
en Angleterre, en 1789, par son gouvernement pour y acheter des livres.
Mais il s'y fixa, malgré des rappels réitérés,
et se consacra dès lors tout entier à l'astronomie nautique.
Dès 1793, il devenait membre de
la Société royale de Londres .
Outre un Tratado de navegacion (Madrid, 1737, 2 vol. in-4), il a
publié d'excellentes tables de navigation, celles-ci en anglais
et en français. Ses Tables des latitudes croissantes ont
paru dans la Connaissance des temps de 1793. On lui doit aussi des
méthodes
nouvelles pour le calcul des longitudes
et des latitudes
en mer. Il se pendit pour une erreur découverte
dans ses tables. (L. S). |