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Ménage
(Gilles). - Fils d'un avocat du roi, né Angers
en 1613, mort en 1602, refusa de suivre la profession de son père
pour se livrer entièrement aux lettres. II prit alors la tonsure,
et fut pourvu de bénéfices avantageux. Il fut successivement
le favori du cardinal de Retz et du cardinal Mazarin.
Savant, bel esprit, mais mauvais poète,
il figura à l'hôtel
de Rambouillet, où on lui fit honte quelquefois de briller surtout
par sa mémoire. Molière l'a ridiculisé
dans le rôle de Vadius des Femmes savantes .
Il eut des querelles littéraires avec plusieurs écrivains
de son temps, notamment avec l'abbé d'Aubignac
et avec Baillet, et son humeur satirique l'empêcha
d'être admis à l'Académie
française.
Il fut le maître de latin,
d'italien et de littérature
de madame de Sévigné et de madame
de Lla Fayette, Il aimait, disait-il, la première
en prose et la seconde en vers. Il fut aussi en relation avec Guez
de Balzac, Benserade, Chapelain
et mademoiselle de Scudéry.
Ses principaux ouvrages sont : les Origines
de la langue française, que déparent un grand nombre
d'étymologies fausses; et dont on a une bonne édition, Paris,
1750, 2 vol. in-fol:, et les Origines de la langue italienne, qui
prouvent une grande connaissance de cette langue. Un Menagiana,
qui parut après sa mort en 1 vol. in-12, fut porté ensuite
à 2, et enfin à 4 vol., en 1715, par la Monnoye. |
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