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Meier (Georg
Friedrich), philosophe né à Ammendorf, près de Halle ,
le 29 mars 1718, mort à Halle le 21 juin 1777. L'université
de Halle, où il commença ses études supérieures
dès l'âge de seize ans, lui conféra le grade de docteur
en philosophie en 1739, et se l'attacha en
le nommant successivement privat-docent (1739), professeur extraordinaire
(1746), professeur ordinaire (1748). Il fut élève de Baumgarten
auquel il succéda dans la chaire de philosophie. Il fut deux fois
recteur de Halle et devint membre des académies
de Greifswald, de Goettingen et de Berlin.
L'enseignement oral de G.-Fr. Meier obtint
le plus vif succès. Sa parole claire, pure de toute phraséologie,
attirait des centaines d'auditeurs. Ses ouvrages sont également
d'une langue limpide, mais incolore. Son dessein était de rendre
accessible à tous les esprits la philosophie de Leibniz
déjà simplifiée par Wolff,
et nul plus que lui, si l'on en excepte Baumgarten,
ne contribua à rendre cette philosophie populaire en Allemagne .
Sa psychologie, cependant, se ressent visiblement
de l'influence de Locke. Il a contribué
à fixer la terminologie philosophique de l'Allemagne, et Kant,
qui le cite plusieurs fois avec éloge, prenait volontiers sa logique
comme texte de ses leçons. (T. Ruyssen).
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En
bibliothèque. -
Parmi ses très nombreux ouvrages, les plus importants sont : Beweis,
dass keine Materie denken kœnne (Halle, 1743, in-8); Anfangsgründe
aller schoenen Wissenschaften (id., 1748-50, 3 vol. in-8), ouvrage
qui peut passer pour le premier essai d'esthétique
systématique; Versuch eimer neues Lehrgebœudes von den Seelen
der Thiere (id., 1749, in-8; traduit en français par Helwing
en 1750); Philosophische Sittenlehre (id., 1753-61 ; 4 éd.,
1762-63, 5 vol. in-8); Metaphysik (id., 1751-59; 2e éd.,
1765, 4 vol. in-8); Recht der Natur (id., 1767, in-8); Lehre
von den natürl. gesellschaftlichen Rechten und Pflitchen der Menschen
(id., 1770-73, 2 part. in-8).
Meier
défendit très vivement, contre les encyclopédistes
français, le caractère rationnel
de la religion dans un grand nombre de traités
et d'opuscules dont on trouvera la liste dans le Bücher-Lexikon
de Heinsius (t. II, p. 767).
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