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Maximilien d'Autriche

Maximilien (Ferdinand Joseph). - Empereur du Mexique, né à Schoenbrünn (Autriche) le 6 juillet 1832, mort à Queretaro (Mexique) le 19 juin 1867. Frère de l'empereur d'Autriche François-Joseph, il exerça, jeune encore, de grands commandements maritimes et fit de nombreux voyages, épousa, le 27 juillet 1857, la princesse Charlotte, fille du roi des Belges Léopold Ier, (née le 7 juin 1840, gouverna deux ans (1857-1859) le royaume lombard-vénitien et passa ensuite plusieurs années dans une retraite studieuse, où vint le troubler l'offre malencontreuse de la couronne du Mexique qui lui fut faite en 1863 par Napoléon III. Après quelques hésitations, il eut l'imprudence de l'accepter, pour complaire à l'archiduchesse sa femme, par la convention de Miramar (10 avril 1864), abdiqua tous ses droits agnatiques pour lui et ses héritiers sur les possessions de la maison d'Autriche, et se rendit aussitôt au Mexique, où il avait l'assurance d'être soutenu par l'armée française au moins jusqu'en 1868. 

Mais le Mexique, qui ne voulait pas de lui, était loin d'être conquis (Le Mexique : de Maximilien à la Révolution). Maximilien, qui s'était d'abord appuyé sur le parti clérical et réactionnaire, se l'aliéna bientôt par ses velléités libérales, sans se concilier les patriotes. Mal servi d'autre part par Bazaine, chef de l'armée française, qui ne travaillait guère que pour lui-même, il vit, à partir de 1865, le président Juarez, chef du parti national, regagner rapidement du terrain grâce au concours des États-Unis qui, délivrés de la guerre civile, purent exiger de Napoléon III l'évacuation du Mexique. Ce souverain, que les complications de la politique européenne (Sadowa) obligeaient à se désintéresser des affaires d'Amérique, rappela ses troupes (1866) malgré les prières de l'impératrice Charlotte, venue pour le faire changer de résolution et que son insuccès rendit folle.

Maximilien, abandonné, résolut d'abord d'abdiquer. Mais les instances du parti clérical, auquel il se livra sans réserve, modifièrent sa résolution (décembre 1866). Il resta, mais, réduit à ses propres forces, il ne tarda pas à tomber au pouvoir de l'armée républicaine à Queretaro, où il était allé s'enfermer (mai 1867). Il y fut bientôt après jugé par un conseil de guerre, condamné à mort par application de ses propres lois et fusillé avec les généraux Miramon et Mejia, complices de son usurpation. Il mourut du reste avec le plus grand courage. Son corps fut rendu à l'amiral Tegetthof et enseveli dans la crypte de l'église des Capucins, à Vienne (18 janvier 1868). Ses Oeuvres, composées de récits de voyages, de mémoires, poésies et pensées philosophiques qui dénotent une certaine élévation d'esprit, forment 7 vol. in-8 qui ont été publiés, partie de son vivant, partie après sa mort, en 1868. (A. Debidour).

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Dictionnaire biographique
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