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| La découverte du ciel | ||
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| A l'oeil nu, la planète Dans l'ancienne Chine,
Mars était nommé Young-Huo, la lueur vacillante, et aussi
Tch'i-Sing, la planète rouge. Ici, comme dans le bassin méditerranéen,
la planète avait une grande importance astrologique Mars, enfin, a eu
un rôle spécial dans la compréhension des mouvements
planétaires : c'est en l'étudiant d'après ses propres
observations et en se basant sur celles de son maître, Tycho
Brahe, que Kepler a découvert successivement
les trois lois du mouvement elliptique des planètes autour du Soleil Dates clés : c. 2500 - Premières observations consignées en Mésopotamie. |
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| Mars
et l'astrologie
Depuis plusieurs milliers d'années
donc, le caractère particulier de la lumière que cette planète
nous réfléchit n'a pas été altéré.
Le nom qu'elle portait chez les Hébreux signifie embrasé.
Chez les Égyptiens de la XIXe dynastie,
aux temps pharaoniques, elle est nommée Har-tesch et Armachis, avec
le signe de la rétrogradation, qui caractérise son mouvement,
et dans le Zodiaque de Dendérah, qui date de l'époque
romaine, on l'appelle Horus Dans tous les siècles, les peintres
et les sculpteurs ont représenté cette planète avec
les attributs du combat, suivant en cela les antiques traditions de la
poésie. L'une des dernières représentations classiques
du dieu guerrier, et en même temps l'une des plus belles, est assurément
celle que nous reproduisons ici, due au crayon de Raphaël,
qui a voulu rappeler en même temps les influences astrologiques
Mars, vu par Raphaël. Dans l'ancienne astrologie, Mars était
associé aux deux constellations zodiacales du Scorpion et du Bélier
A cette époque, en Égypte,
l'astrologie faisait partie intégrante de la religion. Florissante
aux premiers siècles de notre ère, l'astrologie était
encore en grande faveur à la cour de France sous les Médicis,
et même sous Louis XIV, Cassini
y croyait encore. A la naissance du roi, Anne
d'Autriche avait fait venir l'astrologue Morin
pour tirer l'horoscope du nouveau-né. Morin paraît convaincu
de sa science.
Premières études On trouve des traces de la connaissance
de la planète Mars aux plus anciennes époque de l'histoire.
Nous pouvons conjecturer qu'elle a été la troisième
distinguée des étoiles fixes par les premiers observateurs.
Vénus Les annales de l'astronomie ont conservé
d'antiques observations de la planète Mars ainsi que des plus brillantes
planètes. L'une des plus reculées est assurément la
curieuse remarque consignée par les Chinois, que sous le règne
(largement légendaire) de l'empereur Chuen-Kuh (petit-fils de l'empereur
Hwang-Te (Hoang-Ti En 1845, Layard, descendant d'une famille française protestante chassée de France par la révocation de l'édit de Nantes, découvrit sur la rive gauche du Tigre, à l'est de Nemrod, de curieuses ruines de l'ancienne Ninive qu'il recueillit avec soins et fit transporter en Angleterre. Il s'avéra que les fragments de tablettes recueillis par les ouvriers de Layard, dans la salle où Assurbanipal avait établi sa bibliothèque, remontaient à près de dix mille, et provenaient d'ouvrages qui traitaient des sujets les plus différents : mythologie, astronomie, astrologie, grammaire, histoire, droit, histoire naturelle, etc. On y trouve notamment des observations
d'étoiles rapportées dans un planisphère de la même
époque, dans lequel la position de Régulus, de Capella et
de la constellation du Scorpion correspondent à l'état du
ciel 2120 ans avant notre ère.
En ces temps reculés, le calendrier
babylonien Dans ces ruines de Ninive, on a encore
trouvé entre autres un ouvrage intitulé : les Observations
de Bel. Cet ouvrage, divisé en LX livres, était resté
dans les ruines du palais de Sardanapale, appartenait anciennement à
la bibliothèque publique de cette capitale, et était dédié
au roi Sargon, d'Agané, en Babylonie. Or, l'un des livres de cet
ouvrage est consacré à la planète Mars, un autre à
Vénus, un autre à l'étoile polaire (qui était
alors l'étoile alpha du Dragon Nous possédons aussi des observations
d'entrées et de sorties de la planète dans les signes du
zodiaque datant de la XlXe dynastie des
rois d'Égypte. Mais la plus ancienne mesure de la position de Mars
qui nous soit, parvenue date de la 52e
année qui suivit la mort d'Alexandre
le Conquérant (486 de l'ère de Nabonassar), ou de l'an
272
avant notre ère. Le 17 Janvier (21 athir) de cette année,
la planète passa tout près de l'étoile Bêta
du Scorpion Cette révolution commence avec Copernic et son système héliocentrique d'une part, et avec Tycho Brahé, qui, entre 1580 et 1600 (soit, sur neuf révolutions synodiques), avait fait une longue série d'observations de Mars extrêmement précises. Kepler les lui demanda à étudier, et Tycho les lui confia, «sous condition de ne pas s'en servir pour prouver le système de Copernic». Mais les faits le prouvaient malgré Kepler lui-même. Pendant quinze années consécutives, il tourna et retourna ces observations pour les concilier avec la doctrine ancienne, qui enseignait que tout se meut en cercle parfait dans l'univers. Il arriva à conclure qu'il était absolument impossible de les faire concorder avec cette figure, et que très certainement, les planètes ne décrivent pas des cercles, mais des ellipses. C'est à cette découverte que l'on doit la véritable fondation de la mécanique céleste, y compris la découverte newtonienne de l'attraction. En souvenir des difficultés de ce travail, Kepler raconte que Rheticus avait voulu avant lui réformer l'astronomie, mais que décontenancé par le mouvement de Mars, il avait évoqué son génie familier, lequel arriva, le saisit par les cheveux, l'éleva jusqu'au plafond et le laissa retomber en lui disant : Bien que cela corresponde déjà à une époque où l'on se servait de lunettes, on notera ici un autre aspect du rôle qu'à eue l'étude de la position de Mars dans la connaissance de la structure du Système solaire. Cette fois ce fut non plus à propos de la forme des orbites, mais de leurs dimensions. Dans ses oppositions, en effet, la planète Mars acquiert une parallaxe assez forte pour qu'on puisse la mesurer et en déduire celle du Soleil. Cette mesure fut l'objet du voyage de Richer en Guyane en 1672, le premier d'une belle liste de voyages qui eurent les mêmes objectifs, mais qui en général concernèrent plutôt l'observation de Vénus |
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