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Les
gens
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| Marggraf
(Andreas Sigismund), chimiste né à Berlin La plus mémorable découverte de Marggraf est celle du sucre de betterave qu'Achard ne fit que populariser cinquante ans plus tard. C'est dans une dissertation publiée en 1747 (Mémoires de l'Académie de Berlin) et intitulée Expériences chimiques faites dans le dessin de tirer un véritable sucre de diverses plantes qui naissent dans nos contrées, que l'illustre chimiste annonce la possibilité d'obtenir du sucre de certaines plantes par l'évaporation et signale la bette blanche comme contenant le plus de principes sucrés. On doit en outre
à Andreas Marggraf une foule d'autres travaux non moins importants,
tels que la découverte de l'acide phosphorique, qu'il appelait fleur
de phosphore (1740), celle de la soude (1762), une méthode depuis
longtemps abandonnée pour. l'extraction du phosphore d'urine, une
autre pour la dissolution de l'argent et du mercure dans les acides des
métaux, des expériences sur l'extraction du zinc par la sublimation,
sur la purification du camphre au moyen de la chaux, sur la terre d'alun
et la régénération de cette substance, sur le lapis-lazuli,
des recherches sur la composition du gypse Andreas Marggraf a exposé les résultats de tous ces travaux dans de nombreux mémoires, la plupart en français. Insérés d'abord dans le recueil de l'académie de Berlin, ils ont été réunis, sauf les derniers en date, peu nombreux d'ailleurs, sous le titre : Chymische Schriften (Berlin, 1761-67, 2 vol. in-8). (L. S.). |
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