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Marck (De La).
- Famille belge ,
issue au XIIIe siècle des comtes
d'Altena-Altenberg, et à laquelle se rattachent les familles d'Arenberg,
de Ligne, de Bouillon ,
de Turenne, de Fleuranges, et beaucoup d'autres
des plus célèbres de l'armorial français.
Adolphe IV d'Altena
acquit la seigneurie de La Marck, obtint qu'elle fût érigée
en comté, et mourut en 1251. Son fils, Engelbert, prit le titre
de comte de La Marck et le transmit à son fils Evrard, qui mourut
en 1308 laissant cinq enfants : Engelbert II, qui épousa la fille
unique et héritière dit comte Jean d'Arenberg; Adolphe, prince-évêque
de Liège; Conrad, et enfin deux filles. Les plus célèbres
représentants de cette illustre famille furent :
1° Adolphe de La Marck,
qui fut prince-évêque de Liège pendant les années
1313 à 1344, vit son règne troublé par les querelles
des Awans et des Waroux . Il signa en 1316 la mémorable paix de
Fexhe qui accordait aux Liégeois d'importantes garanties en matière
de justice et qui dura aussi longtemps que la principauté.
2° Engelbert de La Marck, neveu
du précédent, lui succéda comme prince-évêque
de Liège, soutint des luttes sanglantes contre la démocratie,
agrandit la principauté par l'acquisition du comté de Looz,
de vint archevêque de Cologne et mourut à Brühl en 1368.
3° Guillaume de La Marck, surnommé
le Sanglier des Ardennes, né vers 1445, mort en 1485. Au
mépris de son serment de fidélité, il combattit dans
les rangs des Liégeois révoltés contre Louis de Bourbon;
puis il s'allia avec le roi de France
contre Charles le Téméraire,
et livra le pays de Liège à d'horribles pillages. Il parvint
à attirer le prince-évêque dans une embuscade où
il le tua de sa main. Il tenta ensuite de séculariser la principauté
à son profit. Battu par Maximilien, il conclut la paix avec Jean
de Hornes. Traîtreusement saisi à Saint-Trond, il fut décapité
à Maastricht. Sa mort fut le signal d'une atroce guerre civile qui
se prolongea pendant plus de sept ans.
4° Erard de La Marck,
prince-évêque de Liège, archevêque de Valence
et cardinal, né en 1472, mort en 1518. Bien que sa famille eût
toujours épousé la cause des monarques français, Erard
fut le plus fidèle allié de Charles-Quint.
Il seconda énergiquement l'empereur dans sa lutte contre le protestantisme ,
et poursuivit impitoyablement les hérétiques de ses États,
de même qu'il réprima avec la dernière rigueur les
Rivageois soulevés à cause du renchérissement des
vivres. Ayant mis un terme aux guerres civiles, il se montra administrateur
vigilant, sut faire refleurir le commerce et l'industrie, favorisa les
arts et lettres, et mérita d'être appelé le plus grand
évêque que Liège ait eu depuis Notger.
(E. H.).
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