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Mamiani
Della Rovere (Terenzio, comte), poète, philosophe et homme politique
italien, né à Pesaro
le 18 septembre 1799, mort à Rome le 21 mai 1885. Il fut ministre
à Bologne
en 1831. Réfugié en France, après la répression
du soulèvement romagnol, il présida à Paris un comité
d'émigrés italiens. Il rentra en Italie lors de l'amnistie
de Pie IX, mais sans
accepter de conditions, et devint un des chefs du parti libéral
modéré. Le pape l'appela à former le ministère
du 4 mai 1848, dans lequel il prit l'intérieur. II se retira, le
3 août, devant la résistance constante du souverain pontife.
II alla à Turin ,
où il fonda avec Gioberti la société
de la Confédération italienne.
Rappelé après
l'assassinat de Rossi, il sentit qu'aucun accord n'était possible
et refusa d'entrer dans le ministère (24 novembre). Cependant, après
le départ de Pie IX, cédant à de nombreuses instances,
il accepta les affaires étrangères et dut s'occuper aussi
des finances et de l'intérieur. Débordé par le parti
révolutionnaire, il donna sa démission le 21 décembre.
Lors de l'intervention française, il alla s'établir à
Gênes (1849). Cette ville l'élut député en 1856.
Le 30 janvier 1860, Cavour lui confia le portefeuille
de l'instruction publique. Il remplit des missions diplomatiques à
Athènes
(1861) et à Berne
(1865). II avait été fait sénateur (13 mars 1864).
Mamiani, esprit libre
et nourri de profondes études, âme religieuse, coeur chaud,
imagination vive, cultivait à la fois la philosophie
et la poésie : il les confondait volontiers, surtout à la
fin de sa carrière. En somme, c'est le sentiment qui dominait chez
lui. Son style, d'une correction remarquable, est toujours élégant,
parfois jusqu'à l'affectation. Fondateur et président de
l'Académie de philosophie italique à Gênes, professeur
de philosophie de l'histoire à l'université
de Turin, créateur à Rome de la revue La Filosofa delle
Scuole italiane, il exerça une notable influence sur les esprits,
mais n'arriva jamais à l'originalité. (F. H.).
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En
bibliothèque -
Les principaux ouvrages de Mamiani sont : Rinnovamento della filosofia
antica italiana (1835-1836). - Dialoghi di scienza prima (Paris,
1846). - Le Meditazioni cartesiane rinnovate del secolo XIX (Florence,
1869); Kant e l'ontologia (Florence, 1870). - Compendio e sin
tesi della propria flosofia (Turin, 1876). - Della Psicologia di
Kant (Rome, 1877). - Critica delle rivelazioni (Milan, 1880).
- La Religion dell' avvenire (Milan, 1880). - Filosofia della
Realità (Rome, 1880), etc. La congrégatien de l'Index
a condamné son Nuovo Diritto et sa Teoria della Religione
e dello Stato (1869). Ses poésies ont été réunies
à Florence en 1857. |
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