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Les
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| Bulwer-Lytton
(Edward
George Earle Bulwer, lord Lytton), écrivain né
à Heydon-Hall (Norfolk) le 25 mai 1803, mort à Torquai le
18 janvier 1873. Fils aîné du général William-Earle
Bulwer et d'une mère très riche, de la famille Lytton, établie
à Knebworth, il fut élevé par sa mère, puis
à l'université de Cambridge Au couronnement de la reine Victoria
(1838), il reçoit le titre de baronnet et la chevalerie héréditaire,
en récompense des services rendus au cabinet libéral de lord
Melbourne pour son pamphlet The Crisis. Il produit alors un curieux
roman criminel, Eugene Aram (1832), remplace
Campbell
comme éditeur du New Monthly Magazine, rédige de pénétrants
articles de critique, réunis ensuite sous le titre de The Student
(1831). Alors paraissent England and the English (1833). Il revient
au roman dans
The Pilgrims of the Rhine (1833), puis, après
un voyage en Italie, écrit ses deux chefs-d'oeuvre : The Last
Days of Pompei (Les Derniers jours de Pompéi Sur ces entrefaites sa vie fut modifiée
par son échec aux élections de 1842 et par la mort de sa
mère (1843) qui lui laissa une grande fortune. C'est alors qu'il
prit le nom de Bulwer-Lytton. Il mène une vie retirée qui
fut décisive pour son évolution. Il s'adonne au roman historique,
laissant peu de place à la fantaisie : The Last of the Barons
(1844) décrit la guerre des Deux-Roses; Harold (1845), la
conquête normande; il revient au roman avec Lucretia or the Children
of Night (1846). Il aborde tous les genres de poésie dans Eve
and the ill-omened Marriage (1842), psychologie personnelle; Poems
and Ballads (1844), traduction de Schiller;
The New Timon, a romance of London (1846), satire; King Arthur
(1846), poème héroïque. Il fonde à Knebworth
un asile pour les littérateurs et artistes âgés (Guild
of literature and art, 1851), disparu en 1879. Pour cette fondation, il
fait jouer la comédie, Not so bad as we seem (1851). Il devint
alors collaborateur anonyme du Blackwoods Magazine; abordant enfin
dans le roman la description de la société contemporaine,
il remporte un véritable triomphe dans The Caxtons (1850),
roman domestique qui évoque le souvenir de L. Sterne. Il continue
dans My Novel (1852). A la même époque, il revenait
à la politique et, dans sa Letter to John Bull (8 livraisons,
1850), il passait aux torys. Ceux-ci l'élurent député
du comté d'Hertford (1852). Il s'attacha au parti de lord
Derby et obtint d'éclatants succès oratoires. Dans le
ministère Derby, il tint en 1858-59 le portefeuille des colonies.
Ce fut lui qui constitua la colonie de Colombie britannique et abolit le
monopole de la Compagnie de la baie d'Hudson ( Edward Bulwer-Lytton inclina alors vers
le spiritisme Après sa mort, on a édité ses deux derniers romans : Kenelm Chillingty et The Parisians, puis un troisième inachevé, Pausanias the Spartiate (1876); ses discours avec une introduction de son fils (1874, 2 vol.); Pamphlet and sketches (1875). Une édition générale de ses oeuvres parut sous le titre d'édition de Knebworth (1874, 38 vol., souvent rééd.). Son fils a publié sa biographie sous ce titre Life, letters and literary remains of lord Lytton-Bulwer (1883, 2 vol.). Lytton-Bulwer (ou Bulwer Lytton) est un des principaux écrivains anglais du XIXe siècle, un des plus laborieux et des plus féconds; son érudition superficielle, sa philanthropie, ses tendances germanophiles et antifrançaises plaisaient fort à ses compatriotes. Ses romans sont amusants et ont été traduits en plusieurs langues. L'originalité lui manque cependant. (A19). |
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| Bulwer (Rosina , née
Wheeler),
épouse du précédent, née à Limerick |
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© Serge Jodra, 2005. - Reproduction interdite.