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| La découverte du ciel | ||
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Les premières photographies
de la LuneDates clés :
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| Les
premières photos...
C'est Arago qui, dès 1840, eut l'idée d'appliquer la photographie à l'étude du ciel et plus spécialement de la surface lunaire. La même année, J. W. Draper (père de Henry D.), à New York, réussit la première photo de la Lune. Celui-ci écrivait à l'époque que "il était généralement admis que la lumière de la Lune ne contenait aucun rayon actinique, et qu'elle était donc sans aucun effet sur les les composés d'argent utilisés en daguerrotypie". Il utilisa cependant un télescope de 5 pouces et prit plusieurs clichés qui furent présentés au Lycemum of Natural History de New York. En 1850,
Bond,
qui utilisait à Cambridge On obtiendra par ailleurs en 1857
des clichés de Jupiter H. Faye s'attacha dès 1872 à montrer par ailleurs l'importance de la photographie pour étudier la géologie de la Lune. Janssen, après lui fit remarquer en 1879 que la photographie est en astronomie un plus puissant moyen d'investigation que les lunettes. En effet, le spectre photographique a une étendue égale aux quatre tiers du spectre oculaire, les plaques photographiques sont impressionnées par les rayons ultraviolets, que l'oeil ne peut percevoir, et les actions lumineuses s'ajoutent sur les plaques photographiques, tandis que l'intensité de l'image formée dans l'oeil cesse de croire à partir d'un dixième de seconde. La photographie donne des images complètes des disques lumineux, tandis que le champ visible d'une lunette est d'autant plus restreint que celle-ci est plus puissante; par suite, la photographie a permis d'étudier la Lune dans son ensemble, ce qui était impossible avec les lunettes. De là, le rôle prioritaire que jouera la photographie à partir de cette époque pour l'étude de la Lune. |
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| La première photographie
que l'on peut donner de la Lune comme fournissant une très bonne
définition avaient été celle de Rutherfurd,
astronome à New York (1863)
[a].
J.
Nasmyth publiera également des clichés remarquables en
1874.
Et il faut ensuite attendre jusqu'en
1880
pour avoir une bonne image nouvelle, obtenue par Common,
à Ealing (Angleterre).
Burnham a publié
une excellente épreuve en 1888,
grâce au puissant instrument de l'observatoire Lick, et aux bonnes
conditions climatiques dans lesquelles se trouve le mont Hamilton. Prinz,
de Bruxelles, obtient une image très satisfaisante en 1889.
Les frères
Henry, aussi savants astronomes
qu'habiles opticiens, donnent, en 1890,
une image photographique très belle. En 1891,
Holden
et Campbell dirigent de nouveau le grand équatorial
de l'observatoire Lick sur notre satellite, et en publient d'excellentes
images. Les frères Henry, puis les astronomes du mont Hamilton,
en 1893, fournissent de nouvelles épreuves.
L'observatoire de Paris L'équatorial coudé consiste en une lunette astronomique brisée il angle droit, ayant un miroir plan dans cet angle; ce miroir et un autre miroir, placé à côté de l'objectif, sont disposés de telle sorte que les rayons lumineux se réfléchissent dans la direction de l'axe du Monde; il a une grande stabilité : il évite l'emploi des coupoles, dont la construction et l'entretien sont si coûteux, et aux observateurs la fatigue et la perte de temps. L'idée de cet instrument remontait à 1871 quand Loewy l'avait présentée à Delaunay, qui l'avait approuvée, mais ce fut seulement en 1882 que, grâce à une importante donation de Bischoffsheim, ce premier équatorial coudé, dont l'objectif était de 0,27m de diamètre, avait pu être installé à l'Observatoire de ParisCet atlas sera formé de planches tirées en héliogravure d'après des clichés de notre satellite, et d'un texte sur la constitution de l'écorce lunaire. L'Observatoire Lick, sur le mont Hamilton (Californie Des photos examinées
à la loupe
Loewy et P. Puiseux,
après avoir examiné les agrandissements de leurs clichés
de la Lune, se sont ainsi montrés, en 1887,
plutôt favorables à l'existence d'une atmosphère très
rare autour de cet astre, contrairement à l'opinion de Bessel
qui avait calculé que cette atmosphère, ne pouvant atteindre
qu'un millième de celle de la Terre, serait tout à fait inappréciable.(La
question, en fait, ne sera définitivement tranchée qu'en
1956,
grâce à l'observation d'une occultation En outre, les astronomes ont acquis la conviction que la Lune a eu autrefois une atmosphère plus dense qu'à présent, en analysant les résultats des supposés phénomènes volcaniques dont ils pensaient observer les marques à sa surface. Enfin, si eux ont cru avoir prouvé qu'il n'existe actuellement en quantité appréciable sur Ia Lune ni eau, ni glace, et qu'on ne saurait imaginer quelles formes organisées, même les plus rudimentaires, pourraient y vivre, ils n'ont pas complètement éteint l'idée selon laquelle la Lune aurait pu avoir dans le passé air, vent, ni nuages, pluies, et eaux... Quelque auteurs,
ont noté par ailleurs que certains cratères à demi
ensevelis sur les rives des mers semblent témoigner que des nivellements
postérieurs à leur formation ont dû être causés,
soit par des alluvions, soit par des sédiments, dans une certaine
phase plus météorologique que géologique. Ne semblait-il
pas, ici ou là, que l'on observe les ruines de cratères jadis
inondées à leur pied, et que leur aire comme leurs alentours
aient pu être ensevelis sous un déluge de boue ou sous un
empiétement de sables poussés par le vent? Le sol lunaire
offre un grand nombre d'exemples analogues (et à la fin du XXe
siècle, comme au début du
XXIe,
on trouvera des arguments analogues, avancés, cette fois en faveur
de l'hypothèse d'une présence ancienne d'eau liquide sur
Mars |
[a] Les premiers travaux photographiques (Lune et étoiles jusqu'à la 5e magnitude) de Rutherfurd datent en fait de 1858. Il Utilisait un réflecteur équatorial de 11,25 pouces d'ouverture et de 14 pieds de focale. Rutherfurd l'abandonnera après 1861 pour lui préférer un réfracteur de mêmes dimensions, et qui sera complètement opérationnel à partir de 1864. |
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"On se formera une idée exacte de la nature des terrains lunaires par l'admirable photographie [ci-dessus]. Ne dirait-on pas, à l'aspect de cette photographie, que l'on est transporté en ballon à quelques lieues seulement au-dessus du sol lunaire, et que de là nous eu saisissons dans tous ses détails le relief si étrange? Chaque cirque, chaque cratère, chaque crête de la chaîne de montagnes, chaque rocher, pour ainsi dire, est visible, non seulement par lui-même, mais encore par l'ombre qu'il projette à l'opposé de l'éclairement solaire. L'astre du jour, élevé depuis peu au-dessus de l'horizon [du haut], éclaire le relief du sol par ce côté, et les ombres se projettent [vers le bas] en s'allongeant sur le terrain, comme nous le voyons ici au soleil levant et au soleil couchant. La grande chaîne qui s'étend sur la région supérieure et [tout l'angle droit] de la photographie est la plus élevée et la plus accidentée des chaînes de montagnes lunaires : c'est la chaîne des Apennins qui ne mesure pas moins de 720 kilomètres de longueur, et dont les plus hauts sommets dépassent 6000 mètres de hauteur. Le terrain s'élève insensiblement, comme on le voit, et atteint de montagne en montagne ces hauteurs formidables qui surplombent à pie la plaine où l'on voit s'allonger leurs ombres. C'est assurément là une des scènes les plus grandioses et les plus sublimes de la nature lunaire... Combien de fois ne suis-je pas resté l'oeil attaché au télescope, pendant des heures entières, dans les soirées qui avoisinent le premier quartier, en contemplation et presque en extase devant cette merveille éblouissante, apparaissant précisément telle qu'on la voit ici photographiée, et attirant invinciblement l'oeil et la pensée sur ce grand spectacle, vu de trop loin encore!... Et les dernières Au XXe siècle, plusieurs atlas photographiques de la Lune ont été publiés, comme celui de Gerard Kuiper (1960). On se contentera de noter que les dernières grandes étapes de la photographie de la Lune (avant que ce moyen d'étude ne soit supplanté par les supports électronique) datent des années qui ont immédiatement précédé le programme d'exploration spatiale de la Lune, ainsi que des années qui correspond à ce programme lui-même, et auxquelles on doit des photographies in situ. Elles sont représentées en premier lieu par l'atlas lunaire réalisé à l'aide des clichés obtenus à l'observatoire du Pic du Midi entre 1959 et 1963, (Kopal, Klepesta, Rackham), qui comprend 200 cartes au 1/ 1 000 000. Il convient ensuite de signaler la première photographie de la face opposée de la Lune obtenue en 1959 par la sonde soviétique Luna 3, puis la foule de clichés obtenus à l'occasion de la préparation du programme américain d'exploration humaine par les sondes Surveyor (87 674 clichés obtenus en partie depuis le sol lunaire entre 1966 et 1968), et, pendant la même période, par les sondes Lunar Orbiter.
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