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Bonaparte
(Louis). - Né en 1778 à Ajaccio,
mort en 1846 à Florence, fut dès l'âge de 16 ans aide
de camp de son frère Napoléon
à l'armée d'Italie ,
le suivit en Égypte ,
fut marié en 1802, presque malgré lui, à la fille
de Joséphine, Hortense de Beauharnais,
avec laquelle il ne sympathisait pas et dont il finit par se séparer;
reçut, à la création de l'Empire, le titre de grand
connétable; occupa en 1805, la tête de l'armée du Nord,
le territoire de la République batave ;
quitta loyalement le pays aux premières nouvelles de la paix, ce
lui lui concilia l'estime des habitants; fut élevé en 1806
sur le trône de Hollande, et sut s'y faire accepter mais abdiqua
en 1810, quand il connut les projets de Napoléon qui, en effet,
ne tarda pas à réunir la Hollande à l'Empire.
Ce prince philosophe vécut ensuite
dans la retraite sous le nom de comte de Saint-Leu et resta étranger
au retour de Napoléon en 1815. Il a publié
des Documents historiques sur le gouvernement de la Hollande (3
volumes in-8, Paris, 1820), ouvrage précieux pour l'histoire, mais
où Napoléon n'est pas épargné. Comme Lucien
et Joseph, il cultiva les lettres. Il
avait en 1814, dans un Essai sur la versification, proposé
de substituer le rythme à la rime en scandant les vers français
suivant l'accent prosodique; il voulut même appliquer ce système
et composa quelques poésies en vers rythmiques (Lucrèce,
tragédie, Ruth et Noémi, opéra-comique); mais
cette tentative n'eut aucun succès. On a encore de lui des Odes
(Vienne, 1813) et des Poésies diverses (Florence, 1828),
où l'on trouve, avec une philosophie douce, de nobles sentiments
exprimés en beaux vers; un roman ,
Marie
ou les Peines de l'amour (publié dès 1800, réimprimé
en 1814 sous le titre de Marie ou les Hollandaises), roman qui paraît
être sa propre histoire.
De trois enfants qu'il avait eus d'Hortense,
un seul a survécu. C'est le prince Louis-Napoléon (devenu
ensuite Napoléon III). |
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