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Les
gens
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| Lomonossov (Mikhaïl-Vassilievitch),
philologue, poète et savant né à Denisovkaïa,
près de Kolmogory (gouv. d'Arkhangelsk en Russie Il se rendit ensuite en Allemagne (1737), étudia les mathématiques et la chimie à Marbourg, l'art des mines à Freiberg, tomba malheureusement, au cours d'une excursion minéralogique dans le Brunswick, entre les mains d'enrôleurs prussiens et fut incorporé de force dans un régiment. Il ne parvint à s'échapper qu'au prix de mille dangers, rentra par la Hollande à Saint-Pétersbourg (1744) et fut nommé aussitôt membre adjoint de l'Académie des sciences et directeur de son cabinet de minéralogie. Il devint par la suite professeur de chimie (1745), membre titulaire de l'Académie (1751), directeur du gymnase et de l'université (1760), conseiller d'État (1764). Catherine II lui fit des funérailles magnifiques, et son corps fut inhumé dans l'église Saint-Alexandre-Nevsky, où Voronzov lui a fait construire un tombeau. Un autre monument lui a été élevé à Arkhangelsk en 1838. Il a eu parmi ses contemporains la réputation
d'un illustre savant, et Euler a parlé dans
les termes les plus enthousiastes de ses travaux sur la physique, la chimie,
la minéralogie et la métallurgie. Mais il a été
plus admiré encore comme écrivain. Le «père
de la littérature russe moderne», comme on l'a surnommé,
a réalisé une véritable évolution de la langue
russe, qu'il a à la fois polie et considérablement enrichie.
Ses célèbres poésies comprennent : deux volumes d'odes,
parmi lesquelles on remarque surtout ses Méditations du soir
et du matin sur la grandeur de Dieu, qui ont été traduites
en français, un poème épique en deux chants sur Pierre
Ier, la
Petriade,
deux tragédies dans le genre français, des hymnes religieux,
des cantiques, des chants profanes, etc. On lui doit en outre une Histoire
de la Russie
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.