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Lindstedt
(Anders). - Astronome et mathématicien né à Sundborn,
prés de Falun (Suède), le 27 juin 1854 docteur (1877), de
l'Académie de Stockholm (1889 ), a été
professeur de mécanique rationnelle à l'École Polytechnique
de Stockhohn (1886) et inspecteur général de l'État
pour les Compagnies d'assurances (1890). Parmi ses écrits, citons
: Beiträge zur Integration der Differentialgleichungen der Störungstheorie
(1883);
Sur
la détermination des distances mutuelles dans le problème
des trois corps (1884).
Dans
les premières méthodes pour résoudre par approximation
le problème des trois corps ,
les développements des coordonnées
des astres sont faits en séries ordonnées suivant les puissances
des masses .
Ces développements contiennent le temps sous les signes sinus et
cosinus et aussi en dehors de tout signe trigonométrique; il en
résulte que la méthode ancienne ne peut pas donner une approximation
indéfinie; c'est pourquoi plusieurs géomètres, notamment
Gyldén,
Newcomb,
WA. Hill et Lindstedt ont cherché des développements
purement trigonométriques.
H.
Poincaré, dans le Bulletin astronomique (1886), s'est
occupé de la méthode donnée en 1884 par Lindstedt.
En prenant pour point de départ un théorème de Kronecker,
il est parvenu à démontrer qu'elle est toujours applicable,
parce qu'à chaque approximation il n'apparaît qu'un terme
séculaire que l'on peut faire disparaître. De sorte que la
méthode de Lindstedt permet d'exprimer les coordonnées des
astres par des séries purement trigonométriques; mais H.
Poincaré n'est pas encore arrivé à résoudre
la question de la convergence des séries de Lindstedt; d'ailleurs,
ces nouveaux développements, n'étant convergents que pour
les premiers termes, deviendront aussi insuffisants, et ils ne peuvent
servir à démontrer la stabilité du Système
solaire .
(Lebon, 1899).
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