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Libavius
(Andreas), de son vrai nom Libau, chimiste et médecin né
à Halle vers 1560, mort à Cobourg
le 25 juillet 1616. Il professa d'abord l'histoire et la poésie
à l'université d'Iéna (1588-91), puis fut médecin
à Rothenburg et devint en 1607 directeur du gymnase de Cobourg.
Il est connu surtout comme chimiste. Bien qu'il crût encore à
la transmutation des métaux et aux vertus médicamenteuses
de l'or, il se plaça au-dessus des alchimistes
vulgaires de son temps, dont il s'efforça de réfuter les
rêveries, et il fut, à certains égards, un précurseur
des fondateurs de la chimie moderne. Ainsi, il admettait déjà
l'augmentation de poids des métaux par l'oxydation. Il découvrit
le bichlorure d'étain, qu'on appelle encore quelquefois liqueur
fumante de Libavius et qu'il employait comme caustique.
Il s'occupa, en outre, des combinaisons
antimoniales, de la préparation de l'acide sulfureux, de lie coloration
des substances vitrifiables, du traitement des minerais, de la purification
des métaux, de l'analyse du vin, de celle des eaux minérales,
et il apporta dans toutes ces recherches un véritable esprit scientifique.
Il eut aussi quelque réputation comme méde-cin. Il indiqua
beaucoup de médicaments nouveaux et il imagina le transfusion du
sang, dont la fable du rajeunissement d'Eson
lui aurait suggéré l'idée. (L. S.).
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En
bibliothèque - Son Alchymia
(Francfort, 1595, in-fol.: 2e éd., 1606) est le plus ancien manuel
de chimie générale que l'on connaisse. Il y combat la doctrine
de Paracelse. Parmi ses autres ouvrages, très
nombreux, mais moins importants, nous citerons seulement: Rerurn chymicarum
libri III (Francfort, 1595-99, 3 vol. in-8); Praxis Alchymiae libri
II (Francfort, 1603-7, 2 vol. in-8); Commentaria Alchymia, (Francfort,
1606, 2 vol. in-fol.) Il a réuni ses principales publications sous
le titre: Opera omnia medico-chymica (Francfort, 1615, 3 vol. in-fol.). |
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