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50 N, 35 50 E
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Le Liban
est un Etat de l'Asie
occidentale (Proche-Orient) riverain de la mer
Méditerranée et frontalier avec Israël
et la Syrie. D'une superficie de 10.400
km² et d'une population de 4,14 millions d'habitants (2012), il a
pour capitale Beyrouth
(plus de 3 millions d'habitants pour l'agglomération). Les autres
villes importantes sont : Tripoli (230 000 hab.), Saïda
(164 000 hab.) Tyr
(135 000 hab.) et Nabatiyeh (120 000). Du point de vue de son administration,
le pays est divisé en 6 gouvernorats (mohafazat) :
Beqaa, Beyrouth (Beirut), Liban-Nord, Liban-Sud, Mont-Liban et Nabatiyeh.
Deux nouveaux gouvernorats (Aakkar et Baalbek-Hermel) ont été
décidés mais ne sont pas encores implémentés
(en 2012).
Carte
du Liban. Source : The
World Factbook.
Relief du Liban.
Le pays doit son
nom à la chaîne montagneuse qui le traverse du Nord au Sud,
la chaîne du Liban, haute crête qui longe la mer, ne laissant
qu'une étroite plaine côtière. Cette montagne dépasse
en certains points 3000 m. (Qurnat as Sawda', 3088 m;
djebel Makmal, 3052 m; djebel Sannin, 2608 m). De la mer, l'aspect de la
puissante chaîne, longue d'environ 170 km, se dressant à pic,
parsemée de villages, couronnée de neige en hiver, est des
plus imposants. Les effets de lumière y sont d'une richesse et d'une
variété de tons surprenantes. A la parcourir, la végétation
maigre, le sol calcaire et aride, les vallées innombrables et étroites
laissent une impression monotone. Toutefois, certains points de la côte
offrent un merveilleux panorama, et dans la région Sud la nature
est plus riante.
Parallèlement
au Liban court le djebel ech-Charqî ou Anti-Liban, dont le tracé
marque la frontière orientale avec la Syrie, et qui atteint son
point culminant (en Syrie) au djebel ech-Chaikh ou grand Hermon (2,814
m). L'Anti-Liban offre un contraste assez net avec
le mont Liban. On n'y retrouve plus l'olivier ni les nombreuses plantations
de mûriers. Le climat est plus rude, la contrée moins peuplée.
Dans les vallées, des essences différentes, comme le peuplier
blanc, croissent en rangs pressés.
Le calcaire compose
la masse principale du Liban et de l'Anti-Liban. On y a reconnu les fossiles
qui caractérisent les couches néocomiennes du Jura suisse,
faisant partie du crétacé inférieur. Une terre rouge,
peu épaisse et d'origine glacière, couvre leurs flancs. Sous
le calcaire apparaît le grès dit nubien. La formation volcanique
n'affleure que par points
Entre les deux chaînes
du Liban et de l'Anti-Liban s'étale une belle vallée, la
Békaa (l'ancienne Coelésyrie), prolongement le plus septentrional
du Grand Rift, qui commence en Afrique orientale, et où deux fleuves
prennent naissance: I'Oronte, qui court vers le Nord (principalement en
Syrie), et le Leïtani ou Lîtâni, qui se dirige vers le
Sud. Le seuil qui sépare les deux versants est, aux environs de
Baalbek, à 1170 m d'altitude.
Climat et
flore.
Le Liban jouit d'un
climat de type méditerranéen, avec deux saisons bien marquées
: les hivers sont humides et frais; les étés très
chaud et secs. Le mont Liban, bien que dénudé, offre un excellent
refuge pendant la saison chaude.
A Beyrouth, la température
moyenne est : janvier, 14° C; février, 14,8 °C; mars, 17,4°C;
avril, 19°C ; mai, 22°,9; juin, 25°; juillet, 28,3°C; août,
28,5°; septembre, 27,5°C ; octobre, novembre, 19,2°C; décembre,
16,4°C. La moyenne d'eau tombant à Beyrouth est de 894 mm.
Sur l'étroite
bande de la côte on trouve la flore méditerranéenne
: laurier-rose, Poterium spinosum, myrte, pin d'Italie et olivier; près
de Beyrouth, le Ficus sycomorus. Au-dessus de la région de l'olivier
croissent les essences forestières, de plus en plus rares : chênes,
térébinthes et nombreux conifères, dont les célèbres
cèdres - jusque vers 1900 m d'altitude. Toute culture cesse vers
2000 m et alors commence la flore alpine. Dans la région Est, la
flore est celle des steppes orientaux buissons et arbustes épineux,
chardons, chênes et conifères rabougris et clairsemés.
Au printemps, la terre se couvre d'une verdure courte et hâtive aux
fleurs brillantes.
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Boutros Dib (dir.), Histoire
du Liban au XXe siècle, Philippe Rey, 2006. - Un
collectif d'historiens, presque tous libanais et de confessions religieuses
diverses, se sont efforcés de faire taire les polémiques
afin d'offrir une vision sereine de l'histoire fort mouvementée
du Liban depuis des siècles. Dans un style simple, vivant, concret,
animés par l'amour du pays et le souci d'en donner une vision objective,
ils se sont attachés à dégager les constantes de cette
histoire et ses particularités, offrant ainsi au lecteur toutes
les clés pour démêler les fils de l'actualité.
Boutros
Dib avait coutume de dire que le Liban, depuis des millénaires,
"a toujours vécu sur la corde raide". Le pays s'est relevé
chaque fois de ses crises, si douloureuses fussent-elles, poursuivant sa
construction dans la continuité. Ainsi, embrasser l'histoire du
"pays du lait et du miel" depuis son origine nous permet de comprendre
comment et pourquoi il fut de tout temps traversé par des civilisations
multiples (phénicienne, grecque,
romaine,
arabe, européenne) qui ont marqué
d'une empreinte très forte les différentes régions
du pays. Cet ouvrage nous éclaire parfaitement sur la tradition
d'ouverture, de libéralisme au sens large, sur la richesse et la
diversité, dans l'unité, de la mosaïque libanaise. Alors
que le Liban connaît de nouveau une période troublée,
ce livre est, à sa manière, porteur d'un message d'espoir.(couv.). |
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