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Léon le Philosophe

Léon le Philosophe, savant byzantin du IXe siècle. il s'occupa simultanément de grammaire, de rhétorique, de philosophie, de musique, d'astrologie, de médecine et même de poésie. Sa grande réputation de savoir, qui s'étendait jusqu'à la cour des califes, attira sur lui la faveur de l'empereur Théophile : successivement le prince le nomma professeur public, puis archevêque de Thessalonique. Lorsque, sous le règne de Michel III, le césar Bardas fonda l'université de la Magnaure, Léon fut appelé à Constantinople pour diriger cet établissement et y enseigner la philosophie. Il joua un rôle important jusque sous le règne de Léon VI; revêtu des hautes dignités auliques de patrice et de magister, il remplit plusieurs fois des missions diplomatiques ; grand ami du patriarche Jean Hylilas, il fut également fort mêlé aux luttes religieuses du temps, aussi bien à la querelle des iconoclastes sous Théophile qu'au conflit qui éclata entre le patriarche Photius et l'empereur. Beaucoup de légendes ont été attachées à son nom, et son souvenir est resté comme celui d'un savant presque universel. On lui attribuait la construction des chefs-d'oeuvre de mécanique qui décoraient le palais de la Magnaure et l'invention du télégraphe aérien qui reliait la terrasse du Phare jusqu'au fond de l'Asie. On conserve de lui quelques fragments poétiques, dans l'un desquels l'auteur se défend contre l'accusation de paganisme (publié dans Matranga, Anecdota Graeca, II), ainsi que des traités en prose, de médecine et d'astrologie. (Ch. Diehl).
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