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Lebrun (Pierre
Antoine), poète né à Paris
en 1785, mort en 1873; attira l'attention de l'Empereur
par une Ode à la Grande-Armée, qui lui valut une pension
de 1200 F, et la recette du Havre; perdit l'une et l'autre à la
Restauration pour un Poème sur la mort de l'Empereur; se
consacra dès lors tout entier aux lettres; donna au théâtre
plusieurs pièces, dont une, Marie Stuart
obtint un grand succès, grâce à une imitation discrète
de Schiller et à quelques concessions
faites au goût de l'école romantique (1820); publia un voyage
en Grèce, qui fut fort goûté (1828), et entra, la même
année, à l'Académie française; fut de 1830
à 1848, directeur de l'Imprimerie royale, pair de France sous Louis-Philippe,
et sénateur sous Napoléon III.
On a réuni ses Oeuvres, 5 vol. in-8 (1844-63). |
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Lebrun (Ponce-Denys
Ecouchard-),
né à Paris
en 1729, était fils d'un serviteur du prince de Conti,
et fut, au sortir du collège, secrétaire des commandements
de ce prince. Il développa son talent pour la poésie à
l'aide des conseils de Louis Racine. Dépouillé par la Révolution
d'une pension que lui avait accordée le ministre de Calonne,
après la mort du prince de Conti, il devint le poète de la
démagogie, et fut nommé par le Directoire
membre de l'Institut. II fut pensionné par le premier consul en
1800, et mourut en 1807. Lebrun a été surnommé le
Pindare
français; mais le style de ses Odes,
quelquefois véritablement lyrique, est plus souvent déclamatoire.
Il était naturellement satirique, et il a excellé dans l'épigramme.
Ses Oeuvres, comprenant aussi des élégies,
des épîtres et deux poèmes
inachevés, ont été réunies par son ami Ginguené,
4 vol. in-8°. |