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Lange

Wilhelm Lange est un mathématicien danois, né à Helsingör le 15 janvier 1624, mort à Copenhague le 22 mai 168. Professeur de mathématiques à l'université de Copenhague (1650), il fut attaché à l'éducation du prince héritier (1656), puis chargé de fonctions judiciaires (1660). Il a donné des Exercitationes mathematicae (Copenhague, 1653), et deux livres De Veritatibus geometricis avec une Lettre à Meibomius (1656).
Joachim Lange est un théologien et philosophe allemand, né à Gardelegen le 26 octobre 1670, mort à Halle le 7 mai 1744. Il est surtout connu comme champion du piétisme, qu'il défendit contre le théologien luthérien Valentin Loescher, dans son Antibarbarus orthodoxiae dogmatico-hermeneuticus (1709-1711), et contre le philosophe Christian Wolf dans divers écrits, entre autres : Causa Dei adversus Atheismum et Pseudophilosophiam, praesertim Stoicam, Spinez. ad Wolfianam.

Il fut professeur de théologie à Halle de 1709 jusqu'à sa mort. Il a écrit lui-même sa biograghie (Halle et Leipzig, 1744) et publié divers ouvrages théologiques.

Lorenz Lange est un  voyageur du XVIIIe siècle. Il était né à Stockholm (Suède). Il entra au service de Russie comme lieutenant dans le corps du génie. Pierre le Grand l'employait, en 1715, à surveiller la construction du palais de Péterhof, qu'il faisait bâtir sur les bords du golfe de Finlande, lorsque le prince Gagarine, gouverneur de Sibérie, communiqua au tsar des dépêches de Kangxi (Kang-Hi), empereur de la Chine, qui demandait qu'on lui en voyât un médecin habile avec des remèdes. Thomas Garwin, médecin anglais, établi à Saint-Pétersbourg, s'offrit pour aller à Pékin. En même temps, Pierre, qui voulait orner de curiosités de la Chine quelques appartements de son nouveau palais, donna ordre à Lange de partir avec le médecin, et il le revêtit de la qualité d'agent. 

On partit le 18 août 1705. On prit la route de Tobol'sk, d'Irkoutsk, et du grand désert de Gobi. Le 6 novembre 1716, on passa la grande muraille, et le 12, Lange et le médecin furent présentés à Kangxi,  dans un palais à une douzaine de kilomètres de Pékin. Ils furent accompagnés à l'audience par les pères Stumpf et Parennine, qui leur servaient d'interprètes. 

Les envoyés russes quittèrent Pékin au mois d'août 1717, et furent de retour à Saint-Pétersbourg en 1718. Pierre fut si content des curiosités que Lange lui avait rapportées, et notamment d'un grand poêle en porcelaine, qu'en 1719 il le nomma son résident à Pékin. Lange accompagna Léon Vasiliavitch Ismaïlov, capitaine des gardes du tsar, et son envoyé extraordinaire auprès de Kangxi, pour aplanir les difficultés relatives au commerce des Russes avec la Chine.

 Quand lsmaïlov partit de Pékin , en 1721, Lange resta dans cette capitale pour veiller aux intérêts des caravanes russes; mais de nouvelles difficultés survenues entre les deux nations le forcèrent à quitter Pékin, le 12 août 1722. Après que les frontières des deux empires eurent été fixées par un traité conclu en 1726, il fut de nouveau envoyé en Chine, avec une caravane de deux cents personnes. 

Le 26 décembre 1727, on entra dans Pékin, et Lange y resta jusqu'au 13 juillet de l'année suivante. Ses services furent récompensés par la dignité de conseiller de chancellerie. En 1736, il fut encore envoyé à la Chine avec une caravane, qui partit de Selinginsk, et arriva le 10 novembre à Pékin. Malgré les tracasseries continuelles des Chinois, les marchands russes firent des affaires assez lucratives. Lange partit le 10 mai 1737, et prit sa route par le désert de Gobi. Il fut ensuite nommé vice-gouverneur d'Irkoutsk. 

Lange a publié le récit de son premier voyage, paru d'abord en allemand, puis en anglais et en français sous le titre de Journal de voyage de Laurent Lange à la Chine (1727). (Michaud).

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Dictionnaire biographique
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