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Lamoignon
(Guillaume de), né en 1617, descendait d'une ancienne famille du
Nivernois, distinguée dans les armes depuis le XIIIe
siècle, et dans la magistrature depuis le XIVe.
Il fut d'abord conseiller au Parlement de Paris, puis maître des
requêtes. Lorsqu'il devint par son mérite premier président
du Parlement, Louis XIV lui dit en le nommant
qu'il l'avait choisi comme « le plus homme de bien ». II refusa
de prendre part à la condamnation de Fouquet,
avec lequel il avait eu quelques démêlés.
Lamoignon fut en relation avec tous les
grands écrivains du siècle de Louis
XIV, et particulièrement avec Boileau.
Il mourut en 1677. Le vol. in-4° intitulé Arrêtés
de Lamoignon est un témoignage de ses vues pour l'amélioration
de la législation. |
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Chrétien François
de Lamoignon, fils aîné du premier président,
1644-1709, fut avocat général, et devint président
à mortier au Parlement de Paris
en 1690. II fut, comme son père, en relation avec Boileau, qui lui
dédia sa 6e épître,
et avec Racine et Bourdaloue. |
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Nicolas Lamoignon de Baville,
cinquième fils du premier président, 1618-1724, fut d'abord
avocat, puis conseiller au Parlement et maître des requêtes.
Il fut ensuite successivement intendant de Montauban ,
de Pau ,
de Poitiers
et de Montpellier .
II a laissé des Mémoires pour servir à l'histoire
du Languedoc ,
écrits par ordre du roi, pour l'instruction du duc de Bourgogne. |
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Guillaume de Lamoignon
de Malesherbes, second fils de Chrétien-Fr. de L., président
à mortier au Parlement, 1683-1772, fut avocat général,
président au Parlement, premier président de la cour des
aides, et chancelier de France, de 1750 à 1768, où il donna
sa démission. Il fut père du courageux Lamoignon
de Malesherbes. |
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Le dernier représentant
de la famille de Lamoignon a été Chrétien de Lamoignon,
mort en 1426. Il était pair de France ,
et fils de Chrétien-François de Lamoignon, frère
aîné du chancelier, garde des sceaux de 1787 à 1788,
mort en 1789. |