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Kwast (Matthias),
navigateur néerlandais, fut expédié en 1639 par A.
Van Diemen, gouverneur général des Indes. Ses Instructions
le chargeaint de découvrir la côte orientale de la grande
Tartarie
et les fameuses îles de l'Or et de l'Argent. Des renseignements confus,
que l'on avait obtenus des Japonais plusieurs années auparavant,
faisaient penser que ces terres étaient situées par les 37
degrés de latitude nord, et à quatre cents lieues à
l'Est du Japon .
Diverses causes empêchèrent que l'on s'occupât tout
de suite de cette recherche, et d'ailleurs quelques personnes regardaient
la chose comme très incertaine, puisque depuis longtemps les Espagnols
passaient tous les ans dans les parages indiqués. L'expédition
de Kwast manqua complètement; il n'eut pu connaissance de la côte
de Tartarie, et ne découvrit pas les îles qu'il cherchait.
En conséquence le Journal
de sa campagne ne fut pas publié, parce qu'en pensa que les circonstances
n'en étaient pas assez importantes. Quelques particularités
en ont été insérées dans le livre de Dirk Rembrantz
van Niekop, en néerlandais, et intitulées Observations
relatives aux voyages faits d'Europe au nord-Est pour aller aux Indes Orientales,
Amsterdam, 1874. On les trouve aussi dans les Philosophical Transactions
de 1874, numéro 109. il paraît que Witsen vit aussi le Journal
de Kwast, II dit dans son Noard en Oost Tartary que ce navigateur,
qui avait avec lui deux navires, se dirigeant à l'est, vers 32 à
41 degrés de latitude, rencontra, à deux cents milles néerlandais
du Japon, des indices de terres voisines, et qu'il ne les aperçut
que de loin par les 37 degrés et demi. Beaucoup plus à l'est,
et sous la même latitude, les mêmes signes se présentèrent
de nouveau; cependant Il n'en résulta rien.
L'opinion de ses contemporains fut cependant
que, si réellement il découvrit une terre à la latitude
précitée, sa découverte pouvait être regardée
comme nulle, à cause de la manière vague et incertaine dont
la distance de la côte du Japon était marquée. Des
rumeurs semblables à celle, qui avaient donné lieu au voyage
de Kwast déridèrent, quatre ans plus tard, celui de Vries,
qui du moins ne fut pas fait vainement. Au reste, si Kwast échoua
dans son voyage de découvertes, ce fut un brave capitaine. En 1641
, il commandait une escadre de six vaisseaux qui croisaient dans le détroit
de Malacca pour observer les mouvements des portugais. Un galion richement
chargé et arrivant d'Europe fut attaqué et enlevé
par Kwast; mais un éclat de bois blessa grièvement à
la cuisse cet intrépide officier, qui mourut peu de jours après.
(E-s). |
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