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Kraft (Georg
Wolfgang), physicien né le 15 juillet 1701 à Duttlingen,
dans le Wurtemberg. Son père, pasteur de cette ville, prit soin
lui-même de sa première éducation, et l'envoya ensuite
aux écoles de Blaubeuren et de Bebenhausen, où son fils s'appliqua
particulièrement à l'étude des mathématiques
et de l'histoire naturelle. Il ne négligea
cependant pas d'acquérir des connaissances dans d'autres parties;
et ses progrès dans la critique sacrée furent tels, que,
peu de mois après son arrivée à Tubingen, il y soutint
une thèse sur les cinq premiers chapitres de l'Évangile
de St-Mathieu .
Pendant son premier séjour dans
cette ville, il se lia d'une étroite amitié avec Bilfinger,
qui y enseignait alors la géométrie
et la physique ; et cette liaison honorable
décida en quelque sorte du reste de sa vie. Kraft reçut en
1728 le degré de maître ès arts; et Billinger lui procura,
la même année, la chaire de mathématiques au collège
de St Pétersbourg. Kraft la remplit avec beaucoup de distinction
: cinq ans après, on le chargea de donner en même temps des
leçons de physique, en attendant la vacance de la direction de l'observatoire
qui lui était promise; et en 1758 il fut fait membre de l'académie
de Berlin.
La réputation que Kraft s'était
acquise engagea son souverain à le rappeler dans sa patrie ; mais
ce ne fut qu'avec peine qu'il obtint de l'académie le congé
qu'il sollicitait. De retour à Tubingen en 1744, il prit possesion
sur-le-champ de la chaire de mathématiques et de physique, qu'il
remplit avec autant de zèle que de succès jusqu'à
sa mort, arrivée le 16 juillet (ou, selon Meusel, le 12 juin) 1734,
au moment où l'on pouvait espérer de lui des ouvrages plus
importants que ceux qu'il a publiés.
On a de Kraft : 1° Experimentorum
physicorum brevis descriptio, Pétersbourg, 1738, in-8° ;
2° Brevis introductio ad geometriam theoreticam , ibid., 1740,
in-8°. Ces deux ouvrages élémentaires sont rédigés
avec beaucoup de clarté et de méthode. 3° Description
de la maison de glace construite St Pétersbourg en 1740, avec quelques
remarques sur le froid en général. Cet ouvrage, publié
en russe et en allemand, et qui contient beaucoup de remarques curieuses,
a été traduit en français par P. L. Leroi , ibid.,
1741, in-4°, avec 6 pl., fig. Les exemplaires en sont asses rares et
recherchés. 4° De atmosphaera solis, dissertationes duae,
Tubingen, 1746, in-4°. On y retrouve quelques-uns des principes que
Mairan a si bien développés dans son Traité des
aurores boréales, (Voy. les Mém. de l'Acad. des sciences,
ann. 1747.); 5° Intitutiones geometriae sublimioris, ibid.,
1753, in-4°; 6° Praelectiones academicae publica in physicam
theoriticam, 3 part. in-8°; 7° un grand nombre de Programmes
et de Dissertations académiques; 8° Un grand nombre de mémoires
insérés dans le recueil de l'académie de Pétersbourg,
dont il était associé : on se contentera de citer celui dans
lequel il rend compte de ses Expériences sur la végétation
des plantes et les conséquences qu'on en peut tirer. Ce mémoire
est rempli d'observations neuves et intéressantes.
On trouvera une Notice sur Kraft
dans la Nouvelle Bibliothèque germanique. t. 16, 2e. part.;
et sa Vie dans la Pinacotheca scriptor. illustr., par J.
Brucker, v. 2, vers. 6. Voyez aussi Oratio de singularibus, Providentiae
divina documentis in vita Kraftiana conspiciendis, par Christophe-Fréd.
Schott, Tubingen, 1771. (A19). |
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