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Koster (Henry),
voyageur né à Liverpool
en 1793. Il venait d'entrer dans sa seizième année quand
ses parents, alarmés de l'altération de sa santé,
se décidèrent à le faire voyager vers un climat tempéré.
A cette époque les contrées méridionales de l'Europe
étaient fermées aux Anglais, ou bien celles qui leur restaient
ouvertes n'offraient pas un séjour convenable à un valétudinaire.
Koster s'embarqua donc pour le Brésil le 4 novembre 1809. Il atterrit
le 7 décembre à Pernambouc. Après y avoir passé
plusieurs mois, Il fit des excursions dans l'intérieur du pays,
et en 1810 vit successivement Goïana, Paraïba, Seara et revint
à Pernambouc.
L'année suivante il alla par mer
à San-Luis de Maranham pour y régler des affaires de commerce,
en parcourut les environs, et le 8 avril partit pour l'Angleterre, on il
arriva le 20 mai. Au commencement de l'hiver, ses parents lui recommandèrent'
de nouveau de chercher un climat plus doux que celui de sa patrie. Il prit
donc passage sur un bâtiment portugais, et le 20 novembre 1811 il
quitta Portsmouth. Le 27 décembre il revoyait Pernambouc.
Après avoir visité les cantons
voisins, il prit à ferme, avec un de ses amis, la plantation de
sucre de Jaguaribé, éloignée de quatre lieues de la
côte. Le propriétaire ayant désiré de revenir
l'occuper, Koster s'établit sur la plantation d'Ampaco, dans l'île
d'Itamarca, située à huit lieues au nord de Pernambouc. En
1815, des nouvelles qu'il reçut d'Angleterre l'obligèrent
d'y retourner. "J'abandonnai à regret mon projet de vivre au
Brésil, mais je me réjouis aujourd'hui d'avoir pris ce parti,
" dit-il dans son récit. Il paraît que la même cause
qui l'avait d'abord déterminé à s'éloigner
du lieu de sa naissance, l'engagea encore à traverser l'Atlantique.
Il mourut à Pernambouc le 20 mai 1821, à l'âge de 27
ans.
On a de lui : Travels in Brazil. Londres,
1816, in-4°, cartes et figures; traduit par M. A. Jay en français
sons ce titre : Voyages dans la partie septentrionale du Brésil
depuis 1809 jusqu'en 1815, comprenant les provinces de Pernambuco. Seara,
Paraiba, Maragnan, etc., Paris, 1818, in-8°, cartes et figures.
Koster a voyagé dans les provinces
du Brésil les moins fréquentées par les Européens,
et sur lesquelles beaucoup de détails manquaient depuis la guerre
entre les Portugais et les Hollandais, vers le milieu du XVIIe
siècle, et que décrivirent alors Baerle, Marggraf et Pison.
Il s'était presque naturalisé dans cette contrée;
il avait fini par parler le portugais avec plus de facilité que
l'anglais; Il a donc été à même de faire des
observations précieuses. Doué d'un esprit judicieux et d'un
caractère affable, il a considéré les hommes et les
choses sans prévention et sans aigreur.
On lit son ouvrage avec beaucoup d'intérêt;
c'est un des meilleurs qui aient été publiés jusque
là sur le Brésil. Tout ce qui concerne les moeurs des habitants
est instructif et piquant. On apprend à connaître les de nomades
qui élèvent des bestiaux dans les cantons presque déserts
des provinces du nord, les Indiens, les Noirs libres et les esclaves. Koster
n'oublie pas les productions de la nature ni les procédés
employés pour les cultiver. Il reconnaît modestement qu'il
s de grandes obligations à M. Southey et à un autre de ses
amis pour la rédaction de son livre; mais le fond lui en appartient,
et il est excellent. Il a emprunté de deux opuscules du docteur
Manoel Arruda da Camarra, imprimé à Rio de Janeiro, ce qu'il
dit des plantes du Brésil. Nous devons ajouter que la traduction
de Jay réunit la fidélité à l'élégance.
Les figures ont été dessinées par un des parents de
Koster, d'après des ébauches de celui-ci. La carte a été
esquissée d'après la grande carte de l'Amérique méridionale
d'Arrowsmith, puis corrigée par le
voyageur. (E-a.). |
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