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Jean-Baptiste Kléber
, fils d'un ouvrier maçon, né à Strasbourg
en 1755, dut au second mari de sa mère une première éducation
qui lui permit d'aller étudier l'architecture à Paris .
Revenu à Strasbourg, il entra à l'Ecole militaire de Munich .
Il passa de là sons-lieutenant au service d'Autriche
en 1771, donna sa démission en 1783, et rentra en France ,
où il obtint la place d'inspecteur des bâtiments publics à
Belfort .
Il partit comme grenadier dans le bataillon des volontaires du Haut-Rhin
en 1792, se fit remarquer par sa bravoure et par ses connaissances militaires,
et se distingua au siège de Mayence.
Nommé général de brigade,
Kléber fut envoyé en Vendée ( Les
Guerres de Vendée). L'affaire de Cholet lui valut le grade de
général de division. Il aida Marceau
à battre les Vendéens au Mans et à Savenay; mais,
malgré ses succès et la protection de Marceau, il fut exilé
pour avoir blâmé les mesures sanguinaires prises contre la
Vendée. Il fut bientôt replacé dans l'armée
commandée par Jourdan. Il eut part à
la victoire de Fleurus .
Kléber
(1753-1800), par Ansiaux.
Kléber continua de se signaler en
1795 et 1796, et cependant un ordre du Directoire
l'éloigna de l'armée en 1797. Choisi par Bonaparte
pour l'aire partie de, l'expédition d'Egypte,
il fut blessé à la prise d'Alexandrie ,
et combattit glorieusement en Syrie et à Aboukir .
Désigné par Bonaparte pour le remplacer dans le commandement
de l'armée, il signa la convention d'El-Arich, par laquelle il s'engageait
à évacuer l'Egypte. Mais, les Anglais
ayant refusé d'accepter la convention, Kléber battit les
Turcs à Héliopolis en 1800,
et reconquit l'Egypte .
Il fut as sassiné cette même année par un fanatique
musulman. Une statue lui a été érigée
à Strasbourg en 1840. |
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