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Kempe (Anders),
alchimiste et médecin né en Vestergothie (Suède) en
1622, mort à Altona en 1688 ou 1689. D'abord officier d'artillerie,
il quitta le service en 1664 et s'établit à Trondheim, où
- ayant étudie l'alchimie
au régiment - il se mit à exercer la médecine. Ses
divers ouvrages et, sans doute aussi, les médicaments qu'il inventait
et confectionnait, lui valurent bientôt une grande renommée
et quelques persécutions.
Déjà célèbre,
il alla s'établir à Hambourg (1675), où il espérait
être moins inquiété qu'en son pays. Il y vécut
plusieurs années tranquille, publiant beaucoup en suédois
et surtout en allemand, lorsque, en 1688, un ouvrage intitulé lsraëls
erfreuliche Botschaft, dédié à un riche juif,
fut jugé contenir des propositions hérétiques et le
fit exiler de la ville. Il se retira à Altona où il mourut
bientôt.
Ses principaux ouvrages sont : Probatorium
Theologicum (Amsterdam, 1664); Harmonia Fidei et Religionis
(Amsterdam, 1671); Die Sprachen des Paradieses (1688), où
il cherche à prouver que le suédois était la langue
du Paradis terrestre .
Son fils, Johan, né en 1655, mort
à une date inconnue, s'acquit une grande réputation en Suède
comme médecin. (Th. G.) |
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