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Kaunitz
(Victor Antoine, comte de
Rietberg, prince de), né à
Vienne
en 1711, d'une ancienne famille de Moravie ,
fut d'abord destiné à l'état ecclésiastique,
et entra ensuite dans la carrière diplomatique. Il fut fait en 1755,
par l'empereur Charles VI, conseiller
aulique, puis second commissaire à la diète de Ratisbonne.
Sous Marie-Thérèse, il fut envoyé à Rome,
en 1741, auprès du pape Benoît XIV,
et ensuite à Florence.
Ministre plénipotentiaire à Turin
en 1742, il fut chargé de consolider l'alliance de l'Autriche
et de la Sardaigne
contre les souverains de la maison de Bourbon.
Il fut placé, en 1744; comme ministre auprès du duc de Lorraine ,
gouverneur général des Pays-Bas autrichiens, qui, devenu
veuf, lui céda l'intérim de ses fonctions, auxquelles mit
fin la prise de Bruxelles
par les Français en 1746.
En 1748, Kaunitz fut le plénipotentiaire
de l'impératrice Marie-Thérèse au congrès d'Aix-la-Chapelle,
et fut nommé, en 1749, ministre d'Etat et de conférences.
Devenu en 1750 ambassadeur auprès de Louis
XV, il s'insinua dans l'esprit de madame de Pompadour,
et négocia entre l'Autriche
et la France
une alliance contre la Prusse ,
qui amena le traité de Versailles
en 1756. Il fut créé en 1755 chancelier d'État et
de cour, et en 1756 chancelier des Pays-Bas
et d'Italie .
Il imposa ainsi son influence à Marie-Thérèse; qui
la subissait, lorsque le partage de la Pologne
fut résolu. Son action sur les affaires diminua progressivement
sous François Ier,
qui l'éleva en 1764 à la dignité de prince héréditaire,
sous Joseph Il et sous Léopold ll. A l'avénement de François
II, il fut forcé, par son grand âge, de se démettre
de l'emploi de chancelier d'Etat et de cour, et mourut en 1794.
Diplomate assez habile, parlant facilement
plusieurs langues, Kaunitz était un progressiste nourri des idées
de Voltaire et de Rousseau,
et frappé au coin du XVIIIe siècle,
partisan et coopérateur des réformes irréligieuses
de Joseph II, il a été appelé
à Rome il ministro eretico. |
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