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Jung, Junge
ou Jungius (Joachim), naturaliste, mathématicien et philosophe
né à Lubeck le 22 octobre 1587, mort à Hambourg le
17 septembre 1657. Il s'adonna d'abord aux mathématiques,
qu'il professa de 1609 à 1614 à l'université de Giessen,
puis étudia l'histoire naturelle
et la médecine, se fit recevoir docteur à Padoue
en 1618 et se rendit en 1619 à Rostock, où il fonda en 1622
une société scientifique et où il fut de nouveau professeur
de mathématiques de 1624 à 1625. Accusé d'intelligences
avec les frères Rose-Croix ,
il dut quitter Rostock à deux reprises et se retira définitivement
à Hambourg, où il passa ses vingt dernières années
comme recteur du gymnase et du Johanneum.
Leibniz, qui
ne craint pas de comparer Joachim Jung à Galilée
et à Copernic, l'estime l'un des esprits
les plus sagaces du XVIIe siècle.
Il sut, en tout cas, s'affranchir, dans son enseignement et dans ses écrits,
des vieilles doctrines de la scolastique,
auxquelles il substitua, l'un des premiers, l'expérience scientifique.
La botanique lui est surtout redevable ( La
botanique au XVIIe siècle )
: il introduisit dans l'étude des caractères
des plantes
une précision avant lui inconnue; il les classa en genres
et en espèces; il essaya de comparer leurs
organes et de rechercher leurs analogies; il créa enfin toute une
terminologie, que Linné devait par la suite
perfectionner. (L. S.).
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En
bibliothèque - Un petit nombre
de des ouvrages de Joachim Jung virent le jour de son vivant : Geometria
empirica (Rostock, 1627, in-4; 6e éd., Hambourg; 1688, in-4),
traduite en allemand par Jung lui-même (Die Reisse-Kunst,
très rare); Trias quaestionum physicarum (Hambourg, 1637,
in-4); Logica Hamburgensis (Hambourg, 1638; 3e éd., 1681);
De
Principiis corporum naturalium (Hambourg, 1642, in-4), etc.
La
plupart ne furent publiés qu'après sa mort, par M. Fogel,
J, Vaget, J. Harmer : Isagoge physica doxoscopia (Hambourg, 1662,
in-4); Harmonica theoretica (Hambourg, 1678, in-4); Isagoge phytoscopica
(Hambourg, 1678, in-4); Mineralia (Hambourg, 1689; in-4); Phoranomica
(Hambourg, 1689, in-4); Historia Vermium (Hambourg, 1691, in-4),
etc.
J..-S.
Albrecht a donné en outre un recueil de ses dissertations : Opuscula
botanico-physica (Cobourg; 1747).
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