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Jean le Venelais,
poète du Moyen âge ,
auteur d'une Vengeance d'Alexandre ,
en laisses de vers de douze syllabes, qui fait suite au Roman d'Alexandrede
Lambert
le Tort et Alexandre de Bernai. Dans ce poème, oeuvre de pure
imagination et de médiocre intérêt, il a retracé
la vengeance tirée du meurtre d'Alexandre
par le jeune Alior, prétendu fils du héros et de la reine
Candace.
Le lieu et la date de sa naissance sont également incertains. Fauchet
l'appelle li Nevelois, mais cette forme semble provenir d'une fausse
lecture; la forme li Nevelons ne s'appuie que sur la leçon
d'un manuscrit qui est, selon Wilmotte, peu autorisé; son surnom
serait, d'après les meilleurs de ceux-ci, li Venelais. Il
faudrait donc renoncer à lui donner pour patrie soit Nevelle en
Flandre ,
soit Nivelle
en Brabant .
Selon P. Meyer, son oeuvre, à en
juger d'après le style et la langue, serait de la fin du XIIIe,
ou du commencement du XIVe siècle,
et «le comte Henri», auquel elle est dédiée,
pourrait être Henri V, comte de Luxembourg à partir de 1288,
qui fut couronné empereur en 1312 et mourut en 1313 (celui-là
même que Dante a célébré).
Mais, d'après Gaston Paris, le poème
pourrait être antérieur d'un siècle; il serait naturel
alors de revenir à l'hypothèse de Fauchet, d'après
laquelle ce comte serait Henri II de Champagne
(1181-92), ou à celle de A. Dinaux, qui y voyait Henri, comte de
Namur ,
contemporain du précédent. Le poème de Jean est conservé
dans sept manuscrits; dont cinq sont à la Bibliothèque nationale
et les deux autres à Londres et à Oxford. (A.
Jeanroy). |
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