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| Jean sans Peur,
duc de Bourgogne Après une absence momentanée,
il revient à Paris,
est acclamé (mars 1408) et fait prononcer l'apologie de son crime
par Jean Petit, puis va porter secours à l'évêque de
Liège dont les sujets sont révoltés, et par une sanglante
victoire à Othée gagné son surnom de Sans Peur
(1408). Le roi lui accorde son pardon et le nomme gouverneur du dauphin
(1409). Comte de Flandre, Jean est l'allié naturel des Anglais Après que la paix de Pontoise
a été signée avec les Armagnacs,
il croit devoir quitter Paris
(août 1413) et, lorsqu'il revient en armes, le roi marche contre
lui. La paix d'Arras
n'est acceptée par lui qu'en juillet 1415. Il n'en trame pas moins
une conspiration contre la famille royale. Malgré ses dénégations,
c'est alors l'allié secret des Anglais
Jean sans Peur. Privé par la mort prématurée
du dauphin Jean d'un instrument qu'il espérait faire servir à
ses desseins, il a recours aux armes et adresse aux villes un manifeste
où il se donne comme le sauveur de la chose publique (25 avril 1417).
Pendant l'invasion anglaise, il marche sur Paris
qui cette fois lui ferme ses portes et se retire à Montlhéry
d'où il publie un autre manifeste. Avec l'aide de la reine Isabeau,
il organise un nouveau pouvoir à Chartres,
puis, après une tentative infructueuse contre Paris, à Troyes,
et se rend encore populaire en supprimant les impôts. La conjuration
de Perrinet Le Clerc lui ouvre les portes de Paris (mai 1418); il n'y entre
que le 14 juillet; Ia terreur y règne et il se trouve réduit
à faire exécuter des chefs du mouvement populaire; comme
ses efforts pour faire revenir le dauphin ont échoué, il
le calomnie, laisse Rouen se rendre aux Anglais Alors, sans doute parce qu'il voit Henri V garder pour lui ses conquêtes, et aussi afin d'avoir à sa discrétion le dauphin, comme il a déjà le roi, il se rapproche du prince Charles qui de son côté désire une réconciliation; mais, à cause des exigences du duc, un traité n'est signé à Pouilly près de Melun qu'après de longs pourparlers et deux entrevues (juillet 1419). Il entame néanmoins de nouvelles négociations avec les Anglais, laisse prendre Pontoise, ne porte pas secours à Paris et paraît hésiter beaucoup à se rendre de Troyes à Montereau où il devait avoir une autre entrevue avec le dauphin. Le 10 septembre, sur la pont de Montereau entièrement palissadé où avait été construite une enceinte réservée, une dispute s'élève entre lui et le dauphin qui avaient amené chacun dix hommes d'armes et il tombe frappé sous les coups de chevaliers du prince dont il tentait peut-être de s'emparer. Possédant peu d'avantages physiques,
mais de l'esprit, ambitieux à ce point qu'on l'a soupçonné
d'aspirer à la couronne, disposant d'immenses ressources, Jean sans
Peur a véritablement été le premier personnage de
son temps. ll a recherché partout des alliances; ayant déjà
celles de la Savoie et de la Navarre, il s'allie en 1417 avec l'empereur
Sigismond
et entre en relations avec l'Espagne |
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