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Les
gens
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| Cousin
(Jean), dit le Vieux (ou le Père), un des plus grands
artistes de la Renaissance Autant qu'on puisse
le savoir, de même que certains maîtres italiens
de son temps, Jean Cousin le Vieux marqua dans toutes les branches de l'art
: géomètre, peintre, graveur, dessinateur pour illustrations,
sculpteur peut-être, écrivain d'art et même quelque
peu architecte. Dans sa jeunesse, il exerça dans son pays les modestes
fonctions de géomètre et d'expert arpenteur. Plus tard, il
figure dans les comptes royaux des bâtiments à Fontainebleau Néanmoins sa prodigieuse activité s'exerça principalement en dehors de la cour et il jouit en son temps d'une telle renommée qu'en style emphatique de l'époque on le qualifiait « en l'art de portraiture et peinture non infime à Zeusis ou Apelles ». Son grand savoir en géométrie est attesté par son Livre de perspective (Paris, 1560, gr in-fol.), composé d'après une méthode personnelle et originale. Il est orné de gravures « portraittes de sa main sur planches de bois » et taillées par l'imprimeur Jehan le Royer, où apparaît la science des raccourcis dans laquelle Jean Cousin excellait. Son Livre de pourtraicture ( Paris, 1571, in-4 obl.), qui eut un nombre considérable d'éditions et fait encore autorité en la matière, prouve combien il avait approfondi l'art de dessiner. Jean Cousin est également l'auteur de l'Eva prima Pandora, qui est à Sens. De ses autres tableaux (s'ils ne sont pas de son fils), on ne possède plus de lui que cinq portraits de membres de la famille Bovyer, où il prit l'une de ses épouses et dans laquelle il maria sa fille; celui de son petit-fils porte la date 1582. Dans toutes les oeuvres de sa main qui subsistent encore, c'est la sûreté, la force et le caractère du dessin qu'il convient de remarquer avant tout. Comme sculpteur,
on lui attribue le Tombeau de l'amiral Philippe de Chabot (Musée
du Louvre Mais Cousin fut surtout
un peintre verrier. Nombre de ses oeuvres en ce genre ont péri,
notamment les trois vitraux de l'église
Saint-Gervais Comme graveur, Jean Cousin laissa plusieurs eaux-fortes, toutes signées et deux datées : l'Annonciation, Jésus descendu de la croix, la Sainte Famille (1544), la Conversion de saint Paul, Bacchus et la Vendange (1582). Ces gravures, dit G. Duplessis « donnent la mesure réelle du talent de ce maître, qui possédait à un degré fort élevé la science de la forme, le sentiment de l'élégance et de la beauté ». Léonard Gaultier et Etienne Delaune ont gravé nombre d'estampes d'après des compositions de J. Cousin. (G. Pawlowski). |
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| Cousin
(Jean), dit le Jeune (ou le Fils), né en 1522 à
Sens, mort en 1594, à Paris Ses hautes qualités
d'art sont résumées dans son célèbre Jugement
dernier On lui attribue encore
l'exécution de deux cents dessins d'un
manuscrit de 1568, conservé à la bibliothèque de l'Institut;
ils ont été publiés en fac-similé par L. Lalanne
: le Livre de Fortune (Paris, 1883, in-4). S'il fallait s'en rapporter
au témoignage de Papillon, l'historien de la gravure
sur bois, presque toutes les estampes
des livres imprimés à Paris |
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