 |
Janin (Jules),
écrivain né à Condrieu (Loire) en 1804; écrivit
dès 1823 dans divers journaux des articles de littérature
et même de politique; publia en 1829 un roman qui fut remarqué
pour sa singularité, l'Ane mort et la Femme guillotinée,
et en 1831 une monographie historique, Bernave, entra en 1830 au
Journal des Débats, où il resta jusqu'à sa mort
(1874), et où il se signala, surtout de 1830 à 1850, par
des feuilletons de théâtre pleins d'esprit, de verve, d'originalité
et d'enjouement, qui lui firent une place à part parmi les critiques
dramatiques, mais dont le mérite un peu léger ne s'est pas
maintenu lorsque les principaux d'entre eux ont été réunis
en volumes, sous le titre d'histoire de la littérature dramatique
(6 vol., in-12, 1858).
C'est néanmoins le principal titre
littéraire de Jules Janin, dont l'esprit abondant et facile s'est
encore répandu dans une foule d'ouvrages d'imagination, de critique
ou de description, parmi lesquels on distingue : Contes et Nouvelles
littéraires (183234); le Chemin de traverse (1836); Versailles
et son Musée historique (1838); Voyage en Italie (1842);
la
Normandie
et la Bretagne
historiques, pittoresques et monumentales (1844), etc., ainsi que de
nombreuses notices en tête d'éditions de divers auteurs, une
traduction d'Horace, etc. II fut reçu à
l'Académie française en 1870, et mourut en 1874. |
|