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Lainé
(J.-H Joachim, vicomte), né à Bordeaux
en 1767, était avocat lorsque la Révolution
éclata, et il en embrassa les principes dans l'espoir qu'elle réaliserait
des réformes utiles. Il fut nommé en 1808 membre du Corps
législatif, et fut en 1813 le rapporteur d'une commission dont
Raynouard, Gallois, Flaugergues et Maine
de Biran faisaient partie, et qui exprima à Napoléon
Ier le
voeu de la France pour une paix honorable et durable. Cet essai de résistance
parlementaire fut mal accueilli. Lainé fut nommé en 1814
préfet de la Gironde par le duc d'Angoulême, et appelé
par Louis XVIII à la présidence
de la Chambre des députés. Devenu ministre de l'intérieur
en 1816, il fit rendre l'ordonnance de dissolution de la Chambre introuvable,
et adopter en 1817 une loi électorale dont il reconnut bientôt
le danger. Il continua à siéger à la Chambre après
être sorti du ministère en 1818, fut fait président
du conseil de l'instruction publique, et en 1820 ministre secrétaire
d'État sans portefeuille. Il lut créé pair et vicomte
en 1823, et mourut en 1835. Le dernier mot de sa vie politique : Les
rois s'en vont, signale la conséquence des principes du libéralisme
qu'il avait adoptés. |
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