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| Irène.
- Impératrice de Constantinople A l'intérieur elle prit nettement parti contre les iconoclastes, renonçant ainsi, pour la partie religieuse du moins, au grand ensemble de réformes inaugurées par Léon III (717-741). Elle éleva au patriarcat Tarasius et de concert avec lui se rapprocha du pape Adrien Ier. Elle convoqua un concile successivement à Constantinople et à Nicée (786-787), montra une grande énergie à l'égard des soldats, qui avaient troublé le concile à Constantinople. A Nicée, les évêques se prononcèrent pour les images. Irène n'était pas populaire; elle avait contre elle la foule et le parti monastique. On exploita habilement sa conduite tyrannique à l'égard de son fils et une conspiration s'ourdit, qui réussit grâce à l'élément militaire. Irène est dépouillée du pouvoir (790). Deux ans après
elle est pourtant rétablie par son fils, mais elle ne tarde pas
à se brouiller avec lui, provoque une révolution et Constantin
est renversé. Irène lui fait crever les yeux (797). Dès
lors elle règne seule jusqu'en 802, avec le titre d'empereur. Elle
est « grand Basileus et autocratôr des Romains
». En réalité ce sont deux eunuques, Staurakios et
Aétius, qui détiennent le pouvoir, et leurs intrigues remplissent
toute l'histoire de Constantinople A l'extérieur
le gouvernement d'Irène n'avait pas été sans gloire.
Elle fut en relations avec l'Occident et rechercha pour son fils une fille
de Charlemagne, Rothrude. Ce mariage n'aboutit
pas. Charlemagne lui-même aurait pensé à épouser
Irène; le pape travaillait à cette union quand Irène
fut renversée. Ses guerres, heureuses contre les Slaves
de la Hellade Irène est une figure curieuse de femme ambitieuse et intelligente. L'Eglise grecque a oublié le crime de 797; elle n'a vu en elle que la restauratrice des images et en a fait une sainte (fête 15 août). (E. Beaulieu). |
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| Irène.
- Impératrice de Constantinople Douce et pieuse, elle joua sur le trône un rôle très effacé; l'empereur fut loin de lui être toujours fidèle et lui donna de nombreuses rivales. Pourtant, sur la fin de sa vie, reconnaissant les réelles et solides qualités d'Irène, il lui confia le gouvernement, quand la maladie l'eut terrassé (fin de 1118) Irène chercha à profiter de son pouvoir pour favoriser les voies au trône à son gendre Nicépore Bryenne, au détriment de son fils Jean. Mais ce dernier, grâce à l'appui de son frère Isaac et du patriarche, soulève les soldats et le peuple, envahit le palais et est proclamé empereur. Irène vit dès lors loin de la cour, se retire dans un monastère qu'elle avait fondé et compose elle-même une règle à l'usage des religieuses, que nous possédons. |
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| Irène.
- Impératrice de Constantinople La jeune Berthe fut conduite à Constantinople par l'évêque de Wurzbourg, Embricon. Le mariage fut célébré en janvier 1144. Berthe changea son nom en celui d'Irène, mais ce fut à peu près la seule concession qu'elle fit aux coutumes byzantines. Elle mena une vie régulière et calme de petite princesse allemande, haïssant les parures et le fard autant que les intrigues. Manuel lui conserva toujours beaucoup de respect, mais s'égara à d'autres amours. |
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| Irène Lascaris. - Impératrice de Nicée, morte en 1241. Fille aînée de Théodore Lascaris, empereur de Nicée, elle épouse en premières noces Andronic Paléologue, puis, en secondes noces, Jean Vatatzès, qu'elle élève ainsi à l'Empire. Théodore choisit en effet son gendre Jean comme successeur en 1222. Irène eut sur son mari une influence des plus salutaires : elle réussit à réprimer ses instincts de débauche et le fit persévérer dans sa lutte contre les Latins de Constantinople. C'était une femme d'esprit cultivé, aimant les arts et les sciences. |
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