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La Huerta
(Gaspar de). - Peintre
né à Campillo de Altobuey (Cuenca
en Espagne )
en 1645, mort à Valence
en 1744. Véritablement né peintre, mais n'ayant reçu
dans sa jeunesse qu'un enseignement artistique tout à fait insuffisant,
Gaspar de La Huerta se recommande davantage par le brillant, l'aisance
de son exécution et l'éclat de son coloris que par l'agencement
de ses compositions et la sûreté de son dessin. Venu de bonne
heure à Valence où il entra dans l'atelier d'un médiocre
peintre, Pedro Infant, il n'apprit auprès de lui qu'à produire
hâtivement de petits tableaux de sainteté, véritables
objets de pacotille qui se vendaient sur les places publiques ou à
la porte des églises avec les chapelets, les Agnus et tous les menus
accessoires de la dévotion.
Il n'est guère de chapelle à
Valence
où l'on ne puisse rencontrer quelque peinture de Gaspar de La Huerta,
et le musée provincial en possède un grand nombre provenant
des couvents supprimés. Quelques-uns de ces derniers ouvrages sont
à signaler : la Présentation de la Vierge
au Temple, la Circoncision ,
Sainte
Thérèse, un Christ
à la colonne et Saint Louis Beltran, où l'on remarque
aisément que Gaspar de La Huerta n'a pas de style personnel et qu'il
s'inspire tantôt des Ribalta, tantôt de Murillo
ou encore d'Espinosa ( L'Espagne au
XVIIIe siècle ).
(P.
L.). |
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La Huerta (Vincent
Garcia de), né en Estrémadure
en 1734, et mort en 1787, fut directeur de la bibliothèque royale
et membre des trois académies de Madrid .
Adversaire violent des gallicistes, c. à d. des introducteurs du
goût classique français dans la littérature
espagnole, il publia en 1785 et 1786 le recueil de pièces intitulées
Teatro español, 7 vol. in-8°, pour glorifier le vieux
théâtre national. Mais, cédant
lui-même dans ses poésies, Obras poetiças, 2
vol in-8°. Madrid, 1778-1779, à I'influence qu'il combattait,
il composa une tragédie de Rachel
suivant. le système français, et traduisit l'Electre
de Sophocle et la Zaïre de Voltaire. |