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| Jeremiah Horrocks
ou
Horrox est un astronome né à Toxteth dans le comté
de Lancaster vers 1619, de parents peu aisés, mais qui surent s'imposer
des sacrifices pour lui faire faire ses études. Il apprit le latin
d'un maître d'école de campagne, et fut en suite envoyé
au collège d'Emanuel, à Cambridge, où il s'appliqua
particulièrement à la physique et aux mathématiques.
De retour dans sa famille, à l'âge de quatorze ans, Horrocks étudia l'astronomie sans maître, et presque sans autre livre que les Progymnasmata de Ph. Lansberg, que le hasard avait fait tomber entre ses mains. Malgré sa pénétra tien naturelle, il lui était impossible de reconnaître les erreurs de ce guide trompeur; et il aurait fini par s'égarer sur ses traces, s'il n'avait eu le bonheur de se lier d'amitié avec William Crabtree, jeune homme de son âge, et quipartageait son goût pour l'astronomie. Crabtree, qui habitait Broughton, près, de Manchester, lui prêta les ouvrages de Tycho Brahé et de Képler, dont la lecture agrandit. ses idées et les rectifia. Les deux amis entretenaient une correspondance suivie, dans laquelle ils se ren daient un compte mutuel de leurs tra- vaux, et s'encourageaient à les poursuivre. Horrocks parvint enfin à se procurer quelques, instruments; et il cri fit d'abord usage pour rectifier la théorie de la lune, proposée par Képler: mais de toutes ses observations la plus importante fut celle du passage de Vénus sur le disque du soleil, annoncé par les astronomes pour le 4 décembre 1639. Il en rendit compte dans un excellent Traité (Venus sub sole visa), auquel il venait de mettre la dernière main, lorsqu'il mourut à Toxteth en 1641, le 5 janvier, suivant Wallis , et le 15 , suivant Montucla : il n'avait que vingt-deux ans, ce qui doit encore augmenter le regret de sa perte. Crabtree survécut peu de temps à son ami. On croit qu'il périt victime des troubles civils qui désolèrent l'Angleterre vers le milieu du XVIIe siècle. (W-s. / Michaud). Les
travaux scientifiques de Horrocks.
Ces idées ne parurent que trente
et un ans après la mort de leur auteur (Sa Lunae Theoria nova
se trouve dans Jeremiae Horroccii Astronomica Kepleriana defensa et
promota, etc., Lond. 1672, in-4°). Flamsteed
s'en servit pour le calcul de ses Tables [1] "Horrocks, dit Clairaut, cité par Delambre, avait prévenu Newton sur la partie la plus difficile du problème, sur ce qui regarde l'apogée et l'excentricité. On est étonné que ce savant, dénué des secours que fournissent le calcul et le principe de l'attractionOn doit à Horrocks d'autres travaux intéressants, tels que sa déduction de ce que d'après une occultation |
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| Après qu'il eut
compris dès 1636 qu'un nouveau passage
de Vénus aurait lieu huit ans après le passage manqué
de 1631, Horrocks, qui est un astronome amateur, n'informe pas les astronomes
professionnels de sa prédiction, mais il prévient son ami
William
Crabtree, passionné d'astronomie comme lui, et qui habite à
Broughton, près de Manchester Horrocks, qui l'a observé depuis
Hoole, un village près de Preston, dans le Lancashire, recourut
à la technique d'observation du Soleil devenue classique qui consiste
à projeter son image sur un écran. Un dispositif qu'il avait
probablement déjà utilisé précédemment,
lors de l'éclipse Contrairement à Crabtree, qui ne peut observer l'événement qu'in extremis, juste avant le coucher du Soleil, à cause des nuages, Horrocks assistera à l'événement depuis le début. Il écrira : "At this time, an opening in the clouds, which rendered the Sun distinctly visible, seemed as if divine Providence encouraged my aspirations, when, Oh most gratifying spectacle ! the object of so many earnest wishes, I perceived a new spot of unusual magnitude, and of a perfectly round form, that had just wholly entered upon the left limb of the Sun, so that the margins of the Sun and the spot coincided with each other, forming the angle of contact ".Horrocks va paufiner la Dissertation où il consigne ses observations. En 1641, elle est enfin prête. Mais le jeune homme meurt subitement le 3 janvier. Crabtree ne lui survivra que quelques mois. et finalement, il faudra encore attendre plus de vingt ans pour que le texte soit publié, après être parvenu par de curieux détours à Danzig, chez Hévélius : le manuscrit était d'abord tombé entre les mains d'un membre de la Royal Society nouvellement formée, qui l'avait communiqué à Huygens, de passage à Londres, qui l'aurait lui-même transmise à Hévélius, qui en 1662 accompagnera sa publication de la sienne concernant Mercure (Mercurius in sole visus). Le travail de Horrocks tardera encore dix ans à être traduit en anglais, et connu dans son pays. Le docteur Wallis, devenu possesseur de ses autres écrits, les publia en 1672, à Londres. Cette édition fut reproduite avec de nouveaux frontispices en 1673 et 1628. Ce Recueil contient la défense de Képler contre les attaques de Lansberg; la correspondance d'Horrocks avec Crabtree , et leurs observations; la théorie de la lune rectifiée, et le calcul des mou vements lunaires d'après Horrocks par Flamsteed. Les autres manuscrits d'Horrocks ont été détruits, soit en Irlande, où son frère les avait transportés, soit dans l'incendie de Londres de 1666. Jérémie Shakerby en avait eu en communication quelques- -uns, dont il s'est servi pour dresser ses British Tables, publiées en 1653. |
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