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00 N, 86 30 W |
Le Honduras est une république
de l'Amérique centrale, située entre l'océan
Atlantique (golfe du Honduras sur la mer des Antilles )
au Nord et Nord-Est, l'océan Pacifique
(baie de Fonseca) au Sud, le Guatemala
au Nord-Ouest et à l'Ouest, le Salvador
au Sud-Ouest, le Nicaragua
au Sud-Est. et à l'Est. Le pays a une superficie de 112 090 km².
ll est compris entre 16° 2' et 13° 2' de latitude Nord, 82°
et 85° 31' de longidude Ouest. Ses points extrêmes (îles
non comprises) sont le cap Honduras au Nord, l'embouchure du rio Negro
au Sud, le district de Copan à l'Ouest, le cap Gracias a Dios à
l'Est. Les frontières sont en grande partie conventionnelles. Du
côté du Guatemala, la frontière suit le rio Tinto et
la Crête de la sierra de Grita. Le nom de Honduras, c.-à-d.
bas-fonds, n'est exact que pour la portion orientale de la côte Nord;
il a remplacé ceux de Nueva Estremadura, Guaymura ou Higueras, usités
d'abord.
Côtes
et îles.
Le Honduras a 650 kilomètres de
côtes sur la mer des Antilles; ces côtes se déploient
en arc de cercle sur la baie de Honduras; elles sont basses, couvertes
d'alluvions fluviales et bordées de bancs de sable; les deltas des
petits fleuves côtiers s'agrandissent régulièrement;
de nombreux récifs s'entremêlent aux bas-fonds. Signalons
à l'Est vaste lagune de Caratasca ou Cartago entre le rio Segovia
et le Patuca; la lagune Brewer; le cap Honduras abritant le port de Trujillo;
les petits ports de Cortez ou Puerto Caballos et d'Omoa; au large s'allongent
les îles d'Utila, Roatan, Elena, Barbareta, Guanaja ou Bonaca; la
plus importante est Roatan avec trois bons ports. La côte méridionale
n'a que 100 km de développement, mais sur la baie de Fonseca, qui
offre une succession d'admirables ports naturels, les principales indentations
se trouvent aux estuaires du rio Negro, du Choluteca, du Nacaome, du Goascoran;
la baie renferme des îles basaltiques qui appartiennent au Honduras
: Tigre avec le port d'Amapala, Sacate Grande, Gueguensi, Disposicion,
Verde, Garova.
Orographie.
Le Honduras forme un plateau qui continue
celui du Mexique ,
mais n'a plus qu'une altitude moyenne d'un millier de mètres; ces
hautes terres sont très accidentées, dominées par
des montagnes ou ravinées par des vallées. Le trait essentiel
de l'orographie du pays est la profonde dépression qui divise ses
hautes terres en deux et relie le deux océans, entre les baies de
Honduras et de Fonseca; elle est constituée par les vallées
de l'Ulua (Humuya dans son cours supérieur), et du Guascoran, entre
lesquelles le col a 850 m d'altitude. Des deux côtés de cette
dépression qui est la grande voie commerciale du Honduras, les sierras
boisées rayonnent dans toutes les directions; à l'Ouest,
on peut les rattacher à un noeud central (monts de Merendon), placé
à l'Est d'Esquipulas vers la frontière du Guatemala : au
Nord-Est entre les vallées du Motagua et du Chamalecon est la sierra
de Espiritu Santo, prolongée par celles de Grita et d'Omoa; elle
dépasse 2500, et sur le littoral en a encore plus de 2000; au Sud-Est
s'étend la sierra Madre ou de Pacaya qui longe le rivage du Pacifique
sous le nom de sierra San Juan; elle forme le bord méridional du
plateau; au Nord-Ouest du plateau, les monts de la Selaque mesurent , au
Cerro Las Minas, 2870 m ; c'est le point culminant du Honduras citons aussi
les sierras de Patuca, Opolaca, lntibucat, et, le long de la dépression
centrale, celle de Los Montecillos (2100 m). Le centre de la dépression
est occupé par la haute plaine de Comayagua, que domine à
l'Est la sierra du même nom. Dans la partie orientale, nous trouvons
: au bord Sud les monts de Lepaterique et de Ule; à l'Est, le long
du Nicaragua, le massif du Chile, que les sierras de Sulaco et Misocco
relient à la chaîne septentrionale des monts de Congrehoy
(2450 m) parallèles au rivage atlantique. Enfin on doit mentionner
les anciens volcans des îles, de la baie de Fonseca surtout, de Tigre
(789 ) et Sacate Grande (676 m), d'autant que ce sont les seules montagnes
volcaniques du Honduras. Aussi cette république est-elle jusqu'ici
préservée de ces terribles tremblements de terre qui dévastent
l'Amérique centrale. Les vallées ou barrancas, creusées
dans le plateau, l'entaillent moins profondément que dans les régions
voisines, de sorte qu'elles sont un moindre obstacle à la circulation.
On ne trouve de véritable plaine que le long du Patuca et de l'Ulua
inférieur (plaine de Sula, 4500 km²).
Hydrographie.
Les eaux se partagent entre le versant
de l'océan Pacifique et celui de
l'océan Atlantique. Le premier
en recueille la moindre part, attendu que les pluies y sont moins abondantes
et qu'il est beaucoup plus petit; nous avons nommé ses fleuves :
rio Negro, Choluteca, le plus considérable (250 km), Nacaome et
Guascoran. La mer des Antilles reçoit : le Chamelecon (300 km),
peu abondant et innavigable; l'Ulua, d'abord appelé Humuya, que
les petits bateaux remontent jusqu'à 150 km de la la mer; ses affluents
sont, à droite, le Sulaco, à gauche le Santiago (formé
par les rios Talgua ou Higuito et Santa Barbara) et le rio Blanco, déversoir
du lac de Yojoa (à 625 m d'altitude, 136 km de long, 75 kil. de
large); le Romano ou Aguan (250 kit. dont 720 navigables) ; le rio Tinto
; le rio Negro ; le Poyer ou Payas; le Patuca ou Guayape, navigable de
la mer au défilé de Puerta del Infierno; enfin le Segovia
(appelé aussi Coco, Wanks ou Yoro), fleuve majeur de l'Amérique
centrale (650 km).
Climat.
Le climat est celui du Mexique
et de l'Amérique centrale, avec ses zones réparties selon
les altitudes ; humide, chaud sur le littoral atlantique; chaud et sec
sur le littoral pacifique, frais et tempéré sur le plateau.
Les terres chaudes où la température moyenne dépasse
26° ne s'étendent pas au delà de l'altitude 300 m; presque
tout le Honduras appartient aux terres tempérées (tierra
templada); seules quelques montagnes appartiennent aux terres froides.
La chute d'eau annuelle est de 1200 mm; beaucoup moins sur le versant méridional.
La rosée nocturne est très abondante et profitable à
la végétation, mais ne dépasse pas 950 m d'altitude.
La saison des pluies dure d'août à décembre; la saison
sèche de février à avril. Le vent froid du Nord souffle
en hiver; il ne neige guère, même dans la montagne. En somme,
le Honduras est a un climat parmi les plus agréables du monde.-
Source
: The World Factbook.
Flore,
faune.
Le sol est fertile; les hautes terres
sont boisées, notamment en pins; les collines de l'Est sont boisées
également, mais les hautes plaines forment de vastes savanes, surtout
dans le département d'Olancho. Les forêts fournissent des
bois d'acajou, de rose, de Brésil, jaune, de campêche, de
sangdragon, du caoutchouc, de la salsepareille, de la vanille, de l'ipécacuanha,
etc.
La faune locale est très riche;
le fourmilier, le pécari, le porc sauvage, le tapir, l'opossum,
l'armadille, le jaguar, le couguar, l'alligator, le chapoulou (sauterelle
très redoutée) sont ses principaux représentants.
Les rivières et les côtes sont poissonneuses; on trouve également
des tortues, des crustacés, particulièrement sur la côte
Nord Les savanes nourrissent beaucoup de bétail, chevaux, boeufs.
Economie.
Le Honduras est
parmi les pays les plus pauvres du monde. Malgré les espoirs entretenus
par une croissance rapide, ces dernières années, des exportations
de petits produits manufacturés, les perspectives de l'économie,
très dépendante de la situation aux Etats-Unis ,
premier partenaire commercial du Honduras, restent assez défavorables.
Les cultures sont peu étendues.
Le cacao et l'indigo prospèrent dans les plaines basses; la canne
à sucre, le caféier, le bananier jusqu'à 1300 m; le
maïs, les haricots, le riz, le tabac, le yuca, encore plus haut. Les
céréales donnent deux récoltes par an. Le maïs
et le sucre sont consommés sur place ; le tabac, excellent dans
le département de Gracias, l'indigo fournissent à l'exportation;
de même les bananes, les noix de coco, les oranges, les citrons.
Aujourd'hui, le commerce extérieur du pays repose sur les
exportations de bananes et de café. Une source de revenus
extrêmement vulnérable aux aléas climatiques (cf. les
effects du cyclone Mitch en 1998), et aux variations des cours de matières
premières.
Les richesses minérales ne sont
pas négligeables, mais n'on jamais été pleinement
exploitées. On extrait de l'or des sables lavés à
Guayapa (dép. d'Olancho); de l'argent et du plomb des gisements
des alentours de Tegucigalpa et Gracias; du fer de la montagne d'Agaltera
presque entièrement composée de minerai ; on rencontre de
la houille à Sensenti, du cuivre, du platine, du zinc, de l'antimoine,
des opales à Eraudique, etc. (A.-M. B.). |
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